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Le Versus : Guardians of the Galaxy #20!

Aujourd'hui, on s'affronte ! Nous ne sommes pas d'accord et nous vous partageons notre combat avec un grand plaisir. Aujourd'hui, c'est Guardians of the Galaxy #20 qui nous intéresse. Toutes les révélations sur ce qui s'est passé dans le Cancerverse, et le destin de Richard Ryder , l'ancien Nova.

Guardians of the Galaxy (2013-) 020-000Guardians of the Galaxy #20

Marvel Comics • Par  Brian Michael Bendis, Ed McGuinness & Valerio Schiti • $3.99
Conclusion du tie-in à Original Sin, avec les dernières révélations sur le sort de Richard Rider, Thanos, Drax, et Peter Quill !

g1FIGHT!

Toine Reynolds :
Conclusion d'un arc qui était extrêmement attendu par les fans, et aussi ceux qui comme moi ne se retrouvent pas dans les Guardians de Bendis. Ce n'est toujours pas le cas, et je pense arriver à un constat simple : la série n'est pas pour moi, définitivement.
Noisybear :
La preuve par l'image qu'il ne faut jamais faire du fan-service. Ça rapporte peut-être de l'argent mais, au final, la révélation finale était déjà connue. Normal qu'on se sente floué dans l'histoire.

SCÉNARIO

Toine Reynolds :
Il aura fallu TROIS numéros pour raconter une histoire qui aurait tenu en vingt pages avec un vrai auteur. On ouvre un numéro d'Uncanny Avengers, il y a quatre personnages qui meurent, deux planètes détruites, et on en a eu pour notre argent. Avec ses trois numéros, Brian Michael Bendis aura promis énormément, notamment dans les dialogues entre Gamora et Quill, pour au final ne rien amener. La résolution tient en deux pages, et est tellement mal amené que c'en est risible. Elle s'appuie sur un élément vu vaguement pendant Annihilation Conquest, des années auparavant, et tombe comme un cheveu sur la soupe à la lecture. Les nouveaux lecteurs de la séries seront perdus, les anciens comme moi dégoûtés, la saga n'avait aucun intérêt à mes yeux. C'est d'une facilité déconcertante, rempli de bêtises scénaristiques et de personnages stupides, ça en devient dommage. Trois numéros qu'ils hésitent à faire la même chose, pour au final la mettre cinq pages avant la fin, ça finit par revenir cher.
Noisybear :
Toine est d'une mauvaise foi sans nom. Il s'est passé de nombreuses choses dans cet arc. Il a fallu introduire le contexte aux nombreux nouveaux lecteurs et puis il a fallu créer une tension forte afin de pousser les personnages à revenir sur le choix qui les a poussé à aller s'exiler dans le Cancerverse.
Non, le véritable problème de l’épisode est qu'on en connaissait la fin et que, forcément, 3 numéros pour nous raconter quelque chose que le lecteur savait déjà c'est un tantinet long. Mais voilà, Marvel a tenu à le raconter - on ne peut pas critiquer l’éditeur de faire son boulot pour être rentable - puisque ses fans voulaient lire cette histoire. Du coup, si vous n'aimez pas l'histoire ou sa conséquence, vous n'avez qu'à vous prendre qu'à vous-mêmes. Quant à ceux qui, comme moi, n'ont pas demandé cette histoire, nous n'attendions à pas grand chose. Peut-être que certains pensent quand même à exiger aux autres de les rembourser la totalité de l'arc.

g2ÉCRITURE

Toine Reynolds :
J'avais dit lors du précédent Versus que "c'était du Bendis", c'est toujours pareil. Ses dialogues tournent en rond quand il ne fait pas avancer son intrigue, et même s'il y a de bonnes idées par moment, c'est lourd et répétitif.
Noisybear :
Il y a de nombreuses choses à dire. D'abord, le gonflement artificiel de l'épisode alors qu'on a l'impression qu'il manque une page dans l'histoire racontée par Star-Lord. Ensuite, mais cela est symptomatique de l'arc, le retrait de Richard Ryder qui est pourtant le centre de la pseudo-interrogation. Ce sont à la limite des détails parce que Bendis fait un boulot assez plaisant. Il arrive à retrouver la tonalité de Abnett et Lanning alors que les scènes dans le présent sont du pur Bendis avec des dialogues efficaces et arrivant à placer des moments drôles - via Raccoon, forcément. Mais, c'est lors du monologue de Richard Ryder qu'on reconnait tout le talent du scénariste. L'émotion est vive et prenante. On comprend bien que cela semble hors-le-temps (un peu comme la scène de avec l'Orb à la fin du film) et cette scène marche terriblement bien.
L'autre problème - qui n'en est pas un mais qui amène à la critique des gens de mauvaise foi - est qu'il faut lire entre les lignes : Ryder est responsable du retour de Thanos et, indirectement, de Infinity [les Gardiens ne savent pas ce que le Titan fou prépare depuis] et Star-Lord, depuis son retour, culpabilise d'avoir vu son ami se sacrifier. Mais comme je l'écrivais plus haut, tout cela a déjà été dit dans les épisodes précédents et Bendis demande au lecteur de raccrocher les wagons.

g3DESSINS

Toine Reynolds :
Après Bradshaw qui ne tient pas le rythme, c'est Ed McGuinness. Valerio Schiti est appelé à la rescousse pour le prologue de ce numéro, et les deux livrent une prestation plus que convenables. A défaut d'être intéressant, je dois admettre que c'est très beau. Les deux gèrent leurs personnages, mais aussi le découpage des scènes d'actions, qui sont réellement impressionnantes.
Noisybear :
Je suis un grand fan de Ed McGuinness mais il faut avouer qu'il est en petite forme. Non pas que ça ne soit pas propre, bien au contraire, mais à pas mal de moment, on dirait du Paul Pelletier ou du Mark Bagley. En somme, ce n'est pas désagréable.
En revanche, l'ajout de Valerio Schti qui offre quelques pages rudement bien et relégué à la dernière ligne des crédits de couverture est fort regrettable. Marvel présente le dessinateur comme l'un de ses nouveaux talents mais ils ne le mettent guère en avant.

g4EN CONCLUSION

Toine Reynolds :
C'est un train qui déraille, et je ne peux pas m'empêcher de regarder. On a certes enfin la réponse à nos questions concernant la fin du Cancerverse (qui pose d'ailleurs plus de questions qu'avant), la série a encore le potentiel d'être intéressante avec le prochain arc (Planet Venom), mais je sais que le rythme décompressé n'est pas fait pour moi sur une série comme ça. Lisez Guardians 3000, qui en un seul numéro a déjà fait plus de choses que deux arcs ici...
Noisybear :
Souvent lorsqu'un auteur fait du fan-service, ce n'est jamais bien bon. Ni pour les histoires ni pour les lecteurs. Original Sin était l'excuse toute trouvée pour raconter ce que les fans attendaient. Surtout que cela révèle qu'on connaissait déjà l'histoire (ou presque). Tout cela est quand même intéressant et fera un bon Trade Paperback, si l'on en attend pas la Lune. (P.S. : je ne vous conseillerais pas Guardians 3000 tellement le premier épisode est vide plus qu'un run de Bendis sur GotG).
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