The Mighty Blog

Aric

Comme Maitsuya, Kevin et Toine, j’ai également découvert assez tardivement le monde des comics. Même si cela va faire seulement cinq années d’expérience, j’ai tout de même pu forger un solide bagage de connaissances et me familiariser rapidement avec ce génial média. Et je peux remercier un certain homme araignée pour m’avoir encouragé à faire le grand saut !

Superior Spider-man

superiorSPM Marvel • Par Dan Slott, Humberto Ramos, Giuseppe Camuncoli & Ryan Stegman • 2013 - 2014
Spider-man a toujours résidé dans un coin de mon cœur.

Petit, je m’éclatais à jouer au jeu éponyme sur PS1 développé par le studio Neversoft. De tendres souvenirs refont surface rien que d’y penser : l’animation impeccable du tisseur, le sound design mémorable (l’exclamation des méchants quand tu es repéré est magique), la page de comics ouvrant chaque début de chapitre, la course-poursuite endiablée avec Venom et j’en passe ! Bon, le Carnage Octopus déambulant à toute vitesse derrière nos fesses est quand même resté gravé dans ma mémoire pour m’avoir foutu une de ces frayeurs… Viens ensuite le cartoon Spider-man : The Animated Series, avec son générique musical tellement entraînant ("Radioactive Spider-man”), et surtout la trilogie de Sam Raimi qui reste pour moi un excellent ensemble de films (oui, oui j’ai quand même de l’affection pour le troisième opus).

Même si j’aimais déjà les super-héros de manière générale, c’est vraiment mon amour envers les différentes adaptations de Spider-man qui m’a poussé à voir du côté des comics.

Venons-en donc à Superior Spider-man ou la première série que j'ai suivi avec assiduité. Certes, je trouve toujours autant l’idée de départ très tirée par les cheveux, mais je n’ai pas honte de dire que j’ai pris mon pied à suivre les agissements d’Otto Octavius sous le masque du tisseur. Du début à la fin, Dan Slott parvient à maintenir une histoire jouissive en menant terriblement bien la progression de Spider-Ock (avec l’aspect feuilletonesque très appréciable), et en réussissant même à me faire éprouver de l’empathie pour le personnage. La partie graphique est aussi de très haut niveau avec un trio d'artistes solide, dont le très bon Ryan Stegman au graphisme redoutablement dynamique. Ainsi, malgré mon désamour pour le travail actuel de l’auteur sur Amazing Spider-man, l’ère Superior reste pour moi une tentative réussie haut la main et une expérience de lecture surprenante.

Daredevil

DD Marvel Comics • Par Brian Michael Bendis & Alex Maleev • 2001 - 2006
À l’occasion des rééditions en Marvel Select de Panini Comics, j’ai pu découvrir le passage tant acclamé de Brian Michael Bendis sur la série Daredevil. Et bien bon dieu que c'est passionnant.
La force du run est d’avoir une approche assez viscérale du personnage, avec un Matt Murdock sur le point de complètement péter un câble face à une presse toujours aussi étouffante vis-à-vis de son identité secrète. L’auteur d’Alias prend le temps de développer son histoire en montant petit à petit la sauce et prend vraiment aux tripes le lecteur. C’est sombre, haletant, inquiétant et on accompagne l’ami Murdock dans sa chute puis dans son ascension polémique. La patte graphique d’Alex Maleev, granuleuse et photoréaliste, sublime la narration travaillée de Bendis et renforce l’atmosphère pesante du récit. Il n’est jamais trop tard pour se lancer dans ce run mémorable !

Low

LOW Image Comics • Par Rick Remender & Greg Tocchini • Débuté en 2014
Rick Remender est une valeur sûre de l’industrie du comics. Ses œuvres chez Image Comics, généralement axées vers la science-fiction, débordent d’énergie et d’idées géniales. Low ne fait pas exception et reste la série qui me parle le plus du monsieur, ne serait-ce que pour sa réflexion appuyée autour de l’optimisme. Quoi ? Vous pensiez que ce mot n’existait pas dans le champ lexical du “remender” ! Et bien détrompez-vous, Stel Caine s’accroche constamment à cet état d’esprit face à une société aquatique décadente et aux tragédies qu'elle va subir. Et que c’est rafraîchissant de la part de l’auteur de changer de ses habitudes ! Il faut aussi souligner l'investissement remarquable de Greg Tocchini, qui dépeint un univers graphique absolument somptueux et envoûtant. Low, c'est finalement un ascenseur émotionnel qui va vous noyer dans un bain d'espoir et de tragique.

Bloodshot Reborn

BRebornValiant Comics • Par Jeff Lemire, Mico Suayan, Butch Guice & Lewis LaRosa • 2015 - 2016
Vu le nom que je porte (emprunté gracieusement par un brave wisigoth), pas de surprises si je vous dis que j'adore suivre Valiant Comics. C’est donc avec le très efficace X-O Manowar que j’ai fais mes premiers pas, mais c’est bien Bloodshot Reborn qui a scellé mon amour pour Valiant. Jeff Lemire, auteur du poignant Sweet Tooth et plus récemment de la perle Moon Knight, est dans son registre en offrant un personnage torturé et en quête de rédemption.
Le trait réaliste et détaillé de Mico Suayan colle parfaitement à la série, bien qu’il soit en rotation avec d’autres (très bons) dessinateurs. Sincèrement, je n’ai jamais été déçu par ce titre excellent de bout en bout et se révélant à mes yeux comme LA série à ne pas louper chez l'éditeur vaillant.

Superman Identité Secrète

Superman-ISDC Comics • Par Kurt Busiek & Stuart Immonen • 2004
Ma relation avec l’Homme d’Acier peut être décrite en deux phases. Dans un premier temps, le personnage me semblait inintéressant à cause de son côté boy-scout et ses capacités de super-héros extrêmement avantageuses (pour ne pas dire abusées). C’est vrai quoi, le mec possède quand même une super-force, une super-vitesse, une vision thermique, une vision à rayon X, un souffle réfrigérant et même des super-lunettes ! Et sa seule faiblesse est un caillou vert fluorescent ? De quoi freiner le fan des personnages humains de Marvel que j’étais… Puis j’ai découvert Superman Identité Secrète. Ce fut le coup de foudre inattendu. Kurt Busiek pond un récit audacieux, poétique, renversant que tout amoureux de comics doit expérimenté dans sa vie. Bien que le pitch de départ est assez surprenant vu qu’on s’écarte totalement de l’origin story classique du personnage, l’auteur offre le Superman lumineux et humain que j’adore. Celui qui tend une main réconfortante vers les plus démunis. Celui qui se pose des questions sur la signification de ses pouvoirs et son rôle de protecteur. On laisse exprimer ici les doutes de Clark Kent avant les poings de Superman. Cette dimension intime est embellie par le somptueux travail graphique de Stuart Immonen qui séduit le regard par la poésie qui s’en dégage. La puissance de l’oeuvre est telle qu’elle a marqué le début d’un très grand amour pour le personnage, faisant de Superman Identité Secrète mon chef-d'oeuvre moderne préféré.

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