The Mighty Blog

Maitsuya

C'est marrant parce que j'ai l'impression de commencer ma petite intro exactement comme Tibo, Kevin et Toine : je dois avouer que je me suis mise aux comics sur le tard. Par contre après, j'ai pas fait semblant.

En 2009, j'ai décidé de devenir libraire. Tandis que j'augmentais sans cesse ma culture littérature, mangas et jeunesse, j'ai réalisé que le comics manquait cruellement à mes connaissances. De fait, j'ai commencé à en lire en 2012, il y a donc 5 minutes environ, peu avant la sortie d'Avengers premier du nom. Grande amatrice de jeux vidéo, on m'a longtemps surnommée Hulk sur ces plateformes puisque, vous l'aurez deviné, je joue des personnages délicats, fins et pas du tout axés armes de destruction massive. Le rapport ? Il arrive.

World War Hulk

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Marvel Comics • Par Greg Pak et John Romita Jr • 2008
Quoi de plus logique donc que de commencer par ce brave petit Hulk. A vrai dire j'ai d'abord lu Le retour du monstre de John Romita Jr et Bruce Jones, LE titre qui m'a fait aimer Banner, et seulement ensuite World War Hulk, qui, lui, m'a fait adorer Hulk. Car oui, quelques années plus tard, j'adore toujours ce personnage, celui là précisément, ce Hulk bourrin et désespéré, alors que je déteste cordialement la façon dont il est traité depuis. Je retente de temps à autre un numéro un, un début de nouvelle série mais rien n'y fait, mon vieux Banner déglingué seul sur les routes me manque, mon petit Hulk plein de rage et de sentiments violents aussi. World War Hulk est une saga épique, donnant souvent dans le grand n'importe quoi aux airs de catalogue de personnages dont on ne savait pas trop quoi faire mais c'est exactement ce qu'il fallait à la nouvelle lectrice que j'étais.

Deadpool Pulp

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Marvel Comics • Par Adam Glass, Mike Benson et Laurence Campbell • 2010-2012
Vint ensuite le coup de foudre pour Deadpool via Il faut soigner le soldat Wilson de Duane Swierczynski et Jason Pearson. S'ensuit une lecture compulsive et très peu saine de tout ce qui existait alors sur le personnage dont le bizarre, l'étrange, inattendu Deapool Pulp. Encore dans mes débuts, je n'avais que peu conscience du nombre de versions parallèles qui pouvaient coexister des héros de comics. Surprise donc ! Deadpool peut ne pas être drôle et avoir un bandana qui vole aussi bien que celui d'Elektra. Ce qui marque surtout, c'est le dessin. Laurence Campbell dessine à l'encre noire et semble ne s’intéresser qu'aux variations des ombres, toutes plus noires les unes que les autres. C'est fascinant. Pour l'avoir rencontré plus tard, je suis à même de confirmer que l'encre coule à flots lorsqu'il dessine. En plus c'était un des rares auteurs à être sympa avec les bénévoles, donc merci Monsieur Campbell, vous êtes beau et vous sentez bon l'encre de chine.

V pour Vendetta

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Vertigo • Par Alan Moore et David Lloyd • 1982-1988
Dans cette période bénie où tout était à découvrir intervient ma première rencontre avec Alan Moore (qui devint un de mes nombreux amoureux). Et c'est une véritable claque pour la naïve fan de V pour Vendetta, le film, que j'étais. L’œuvre est si dense, si profonde et ses enjeux sont si grands que j'ai besoin de la relire plusieurs fois pour bien me rendre compte de tout ce qui vient de me passer sous les yeux. Là où Watchmen m'a relativement laissé de glace, cette œuvre lue à l'envers également (le film puis le livre) a transformé ma façon d'appréhender le monde. Oui, carrément. Je me suis sentie davantage capable de prendre du recul sur la société après V et investie d'une mission, d'une obligation : celle de ne pas rester de marbre quand quelque chose me révolte. V pour Vendetta est à lire lorsqu'on ne sait plus trop la place qu'on occupe dans le monde, lorsqu'on a envie de réfléchir et de vibrer, lorsqu'on n'a pas peur d'en sortir transformé. Ouais. Carrément je vous dis.

Daredevil : End of Days

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Marvel Comics • Par Brian M. Bendis, David Mack, Klaus Johnson, Bill Sienkiewicz et Alex Maleev • 2012-2013
Sans le moindre doute mon coup de cœur ultime en terme de comics, End of Days a été mon obsession, n'ayons pas peur des mots, pendant mes deux années de master. Le sujet de tous mes travaux était d'ors et déjà trouvé. Un oral d'anglais ? End of Days. Une analyse d'image ? End of Days. Un exposé en cours de BD ? END OF DAYS ! Une bonne partie de mon mémoire est consacrée à End of Days et, pour tout vous avouer, j'avais prévu au départ d'en faire mon unique sujet. J'appréciais Daredevil avant, je le vénérais après. N'ayant lu qu'un ou deux titres, je me suis mise à jouer les Sherlock Holmes en herbe et à chercher d'où venaient les mille et une références inclues dans la série. Imaginez tous ces runs merveilleux lus grâce à End of Days ! Et comme j'étais fébrile à la sortie de chaque numéro, mis de côté par un vendeur de comics vo à qui j'osais à peine adresser la parole ! Mais j'oublie de parler du contenu : ça lui pendait au nez, Daredevil est mort, assassiné sous les caméras par un Bullseye complètement cramé et c'est à Ben Urich, son vieil allié journaliste, que revient la tâche d'écrire sur la personne qu'il était.

The Goon

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Dark Horse Comics • Par Eric Powell • 1999-2016
Ah, The Goon. Mes premiers échanges avec des fans qui me prennent au sérieux, mes premiers jobs en librairie spécialisée, la confirmation que oui, je veux faire ça pour le restant de mes jours et au delà. Cette série est tellement drôle qu'il m'est souvent arrivé d'éclater de rire en la lisant, de faire la grimace quand un oeil éclate (que voulez-vous, c'est des choses qui arrivent) et de pleurer sur des volumes qui quittent complètement la comédie. D'abord drôle, vulgaire et bourrin, The Goon se réinvente sans cesse, s'enrichit de références et d'invités, de personnages exploités alors qu'on les croyait morts et de nombreux détails qui donnent envie de lire toutes les petites lettres. C'est beau voire magnifique, Eric Powell sait changer de style pour servir la narration et moi, les auteurs qui pensent leur narration, ça me fait un effet bœuf. Ma seule déception : avoir appris qu'il y aurait bientôt une fin, ne m'en parlez pas, je suis dans le déni le plus total.


Hors catégorie

Mais aussi Nou3 de Frank Quitely et Grant Morrison, grosse claque qui m'a fait pleurer toutes les larmes de mon corps ; Joe, l'aventure intérieure de Sean Murphy et... Grant Morisson, dans lequel on retrouve ma passion pour les ombres et pour les scénarios de l'auteur ; Asterios Polyp de David Mazuchelli, qui démontre que le roman graphique a le potentiel d'aller au delà de toutes les limites et enfin Secret War servi par Gabriele Del'Otto, Brian M. Bendis et tout mon amour pour les artistes italiens, ma petite bible perso.

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