The Mighty Blog

Interview de Matteo Scalera

Rencontre avec le dessinateur de Black Science et Dead Body Road

Nous avons eu l'honneur de rencontrer Matteo Scalera. Le dessinateur italien qui officie sur la série indépendante Black Science, titre publié par Urban Comics, a aussi travaillé chez Marvel Comics et DC Comics. C'est lors de Paris Comics Expo en avril dernier que nous avons pu lui poser quelques questions.

Matteo Scalera fait indéniablement partie des dessinateurs que nous préférons sur The Mighty Blog. Nous le suivons régulièrement sur la série qu'il illustre pour Image Comics, Black Science et il est souvent présent dans notre sélection hebdomadaire de jolies covers.

Matteo Scalera est un dessinateur italien qui s'est fait remarquer par les fans de BD américaines chez Marvel Comics sur Deadpool, Secret Avengers et Hulk. Il est ensuite retourné du côté des indépendants pour dessiner Dead Body Road, mini-série de 6 épisodes écrite par Justin Jordan qui est sorti au début du mois chez Delcourt. Depuis novembre 2013, il est aussi l'artiste de Black Science, création originale de Rick Remender qui vient de passer le seuil des 25 épisodes. Le dessinateur signe aussi les couvertures variantes de Red Hood and the Outlaws depuis Rebirth chez DC Comics.

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C'est dans le cadre de la dernière édition de Paris Comics Expo que j'ai pu rencontrer Matteo Scalera. En effet, Urban Comics a invité le dessinateur italien au festival et m'a invité à l'interviewer. L'occasion de parler de son travail sur Black Science, de ses partenaires sur la série, le scénariste Rick Remender et le coloriste Moreno Dinisio, de ses influences, de ses ambitions présentes et futures, ainsi que de sa passion pour la peinture et de sa coiffure.

L'interview date un peu puisque j'ai dû la retranscrire et, pour cela, il fallait consacrer du temps que je n'avais malheureusement pas jusque-là. Elle s'est déroulée quelques semaines après la sortie aux États-Unis du numéro 21 de la série, épisode qui conclut le tome 4 sorti en août dernier chez Urban Comics. Depuis, le cinquième chapitre a été publié entièrement.

Comme vous le verrez par la suite, Matteo Scalera est un homme gentil, exigeant dans son travail et, surtout, passionné. Je le remercie pour le temps consacré à l'interview ainsi que toute l'équipe d'Urban Comics pour l'accueil.


The Mighty Blog : Vous avez changé de coiffure...
Matteo Scalera : J'ai eu pendant longtemps les cheveux attachés et dressés sur la tête. Ils étaient trop endommagés. J'ai dû y renoncer. Mais, heureusement, j'ai encore assez de temps si je veux en avoir à nouveau. Parce que j'aimais cette coiffure mais... tu sais, mes cheveux commencent à [il montre un début de calvitie]... Tu sais...

Je vois tout à fait ! J'ai eu le problème...
Heureusement, j'ai une année ou deux devant moi pour ravoir les cheveux attachés. Je ne suis pas encore certain.

Et les gens vous reconnaissent dans les conventions ?
Eh bien, j'ai remarqué que c'était pas évident. Parfois, ils ne me reconnaissent pas du tout alors je balance un "Heeeeeeeey" et ils sont comme ça à se dire "Mais qui est ce mec ?" et puis, au bout d'un moment, ils font : "Oh, c'est Matteo. Tu as l'air chouette... Il y a quelque chose qui a changé, n'est-ce pas ?" J'ai eu les cheveux attachés pendant 5 ans... C'est normal.

Et sur Twitter et votre portfolio, vous avez toujours l'ancienne coiffure, ça ne doit pas aider.
Oui.

Parlons de comics maintenant. La fin du quatrième chapitre de Black Science qui est sorti il y a quelques semaines était à couper le souffle. Vraiment. Tout, de l'histoire aux dessins.
Merci, mec.

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Il y a une chose que j'ai beaucoup aimé dans cet épisode, c'est la première page (ci-dessus). Nous y voyons un vaisseau voyager à travers plusieurs dimensions. Comment procédez-vous pour créer autant de dimensions dans une seule page ?
Oh, habituellement, pour ce genre de chose, Rick Remender, le scénariste de la série, aide beaucoup. Quand il a des idées, avant de me donner le script, il se connecte en ligne [pour chatter] et il me montre tous ces livres qu'il a la maison afin d'y trouver des choses intéressantes comme, pour la plupart du temps, des BD françaises comme Moebius, tous les mondes créés par Moebius. Juste pour l'inspiration. À chaque fois, il me fait un dossier avec plein d'images. Nous avons un épisode à sortir tous les mois, on n'a pas beaucoup de temps pour chercher des références. Alors, il le fait pour moi lorsque nous sommes en plein rush ou pour que j'ai de bonnes basses lorsque nous commençons à produire. Je n'ai pas à chercher pour des références ou autre chose. Du coup, je peux mieux m'organiser et avoir de l'inspiration.

D'une certaine manière, l'arc entier fait penser que Remender vous a lancé un défi. Cette page mais aussi les flashbacks, l'apparence onirique, le spectacle de marionnettes, l'aspect film noir à la fin du chapitre.
Oh, c'est un défi pour moi. Et, c'est amusant pour lui. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle il aime travailler avec des artistes spécifiques avec beaucoup de variété dans leur style et leur manière de concevoir leurs pages ou un environnement ou un personnage. Donc, c'est vraiment amusant pour lui, et, ouais, c'est un défi pour moi d'essayer de créer à chaque fois une atmosphère différente. Et, vous savez, ça aide [à se motiver]...

"C'est comme si je faisais un comic book complètement différent à chaque fois. Ça m'aide à  conserver la motivation nécessaire sur le livre."

Je veux dire par là que, pour moi,  c'est amusant parce qu'un artiste qui doit travailler sur les mêmes personnages sur du long terme pour une série régulière doit faire toujours les mêmes choses, encore et encore. C'est donc un plaisir de faire quelque chose de différent à chaque fois. C'est comme si je faisais un comic book complètement différent à chaque fois. Ça m'aide à conserver la motivation nécessaire sur le livre. Et, en même temps, c'est vraiment bien pour les lecteurs parce que tu crées une grande diversité. C'est donc plus facile pour vous, les lecteurs - tout spécialement pour Black Science qui est très compliquée avec tout ce qui se passe dedans - de se rappeler d'un moment spécifique de l'histoire. Vous vous souvenez que la partie noire [le genre - Ndlr] c'est la fin du quatrième chapitre. Et toute la partie aventure c'est au début de la série.

Et pour vous c'est vraiment amusant parce qu'il y a une variété infinie d'univers à créer.
Exactement ! Vous savez pour nous, les artistes, faire des BD ce n'est pas aussi facile qu'il n'y parait. On doit faire les mêmes choses ,encore et encore. Parfois, on pourrait se lasser de faire les mêmes choses. Et, faire ça c'est rendre notre métier un peu plus amusant et ça aide pour la qualité des livres en général.

Donc, vous n'êtes pas intéressés par une carrière comme celle de John Romita Jr qui a passé 30 ans chez Marvel ?
Ça ne tient qu'à moi. En général, j'ai vu que quand j'ai bossé pour certaines de leurs séries - j'ai passé du bon temps dessus mais - je me lassais au bout de 4 ou 5 épisodes. Et, j'ai parlé à d'autres collègues, d'autres artistes, après 4 ou 5 épisodes à faire la même chose, nous avons tendance à nous lasser.

Donc je suppose que vous n'êtes pas frustré d'avoir dessiné qu'un seul épisode de Batman ?
Oh, c'était vraiment amusant pare que ce n'était qu'un seul épisode. Dix épisodes auraient été probablement trop pour moi. C'est aussi la différence quand vous faites votre propre projet. Ok, Rick Remender est le scénariste donc il a le dernier mot à propos de tout mais nous collaborons sur la création de l'histoire. Chaque semaine, nous avons deux à trois heures de conversation par Skype. Nous discutons sur ce qui va se passer dans le prochain arc, sur quel personnage devrait mourir, si nous devons introduire de nouveaux personnages. Et ça maintient l'intérêt pour la série.

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Parmi tous les univers que vous avez créé pour Black Science, est-ce qu'il y en a que vous aimeriez plus exploré ?
Laisse-moi réfléchir... Probablement, le premier ! Il est vraiment intéressant avec tous ces reptiles, et les tortues, et les grenouilles. En fait, j'aime dessiner les reptiles. J'étais un peu triste que nous devions aller dans un autre monde à la fin de l'épisode numéro un parce que celui-ci me plaisait bien et j'étais assez libre de faire des trucs fous avec tout ce que je voulais. Surtout que, pour les autres mondes, je suis resté assez proche de ce que demandait l'histoire.

"J'aimerais réaliser ma série qui serait ma propre série que j'écrirai, dessinerai et encrerai"

Le deuxième monde avec les natifs américains sortis d'un film de S-F a bien été conçu par mon imagination mais, en même temps, il y avait un environnement inspiré de la Seconde Guerre Mondiale alors j'ai dû faire attention aux références, recopier des choses qui existent déjà avec ces vieilles voitures de la guerre, ces vieux fusils... Parfois, ça peut te faire sortir du processus créatif parce que tu dois arrêter de bosser sur ta page afin d'ouvrir un livre et regarder pour des références afin de savoir à quoi ressemble les fusils pour les recopier sur ta page. Alors, parfois, le travail devient limité, pas pleinement créatif.

À côté de Black Science, vous avez dessiné plusieurs titres très différents les uns des autres : Hulk, Secret Avengers, Dead Body Road et Batman. Qu'aimeriez-vous dessiner par la suite ?
En ce moment, dans ma tête, je pense à arrêter les comics pour un moment. Je dirais... un an... peut-être. Parce qu'avec Image Comics [l'éditeur U.S. de Black Science - Ndlr], vous gardez les droits d'auteur pour le travail que vous avez fait. Alors certainement, il y aura un ou deux omnibus de la série, et nous toucherons des droits d'auteur sur une année. Alors, je vais peut-être rester une année assez libre et faire ce que j'ai envie. Je pensais alors d'essayer d'explorer de nouveaux domaines artistiques et de me remettre à la peinture - c'est ce que je faisais avant. Mon but principal serait de démontrer mes talents en tant que peintre. Et puis, je pourrais revenir dans l'industrie et faire des couvertures, et commencer par peindre mes propres couvertures. Ou, alors, j'aimerais réaliser ma série qui serait ma propre série que j'écrirai, dessinerai et encrerai. J'y ferai tout. En fait, il s'agit d'une série sur laquelle je travaillais en Italie avant de commencer chez Marvel et Image. Elle s’appelait Retrievers [image ci-dessous]. J'ai fait 3 épisodes sur les 4, c'est une mini-série à propos de super-héros et de super-vilains... bon, c'est une histoire très drôle. Alors, oui, j’aimerais revenir à ça et la finir. C'est ma deuxième option...

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Ou, il y a une autre chose que j’aimerais faire... Je suis un grand fan des mini-séries sur Batman comme Arkham Asylum [par Grant Morrison et Dave McKean - Ndlr], tu sais ce genre de séries qui ne sont pas attachées au background du personnage et à la continuité. Elles sont des histoires courtes de Batman. J'aimerais bien faire ça aussi. On verra. On verra ce que le future proposera. Pour l'instant, j'ai toujours une quinzaine d'épisodes de Black Science à faire, donc ça m'occupera pendant encore un an voire un an et demi. Donc on verra quand ça sera le moment.

Alors, vous faites de la peinture. Je croyais que vous préfériez travailler le noir et blanc ? J'imagine que vos peintures sont en couleur, non ?
Ouais... Je peignais avant de commencer les comics. Habituellement en aquarelles ou en acrylique - je ne suis pas un expert en huile. Donc, j’aimerais bien revenir à ça et d'essayer des choses avec les couleurs et voir où cela me mène. Ça sera certainement très difficile au début. Mais j'aimerais revenir aux couleurs. J'ai fait quelques expérimentations ces derniers mois et il en est sorti des choses plutôt décentes.

Votre art est vraiment incroyable. Vous avez quelque chose d'assez unique pour les comics Comment définiriez-vous votre art ? Est-ce qu'il y a une technique spéciale derrière tout ça ?
En général, je pense - et je pense que cela ressort de mes pages - que tu peux dire toutes les chose que j'aimais dans les BD quand j'ai commencé à en lire. J'ai vraiment commencé à en lire dans les années 90. À cette époque je lisais Dylan Dog, c'est une BD d'horreur italienne qui existe encore. Je lisais aussi des mangas comme Les Chevaliers du Zodiaque ou Ken Le Survivant.

"C'est donc mon secret, mélanger toutes ces choses et n'en faire qu'une qui fonctionne bien."

Et, en même temps, je lisais beaucoup de comics, tu sais les Spider-Man de Todd McFarlane et les X-Men de Jim Lee, etc. Et puis, Image est né à cette époque, je suivais des séries comme Spawn... Je pense que mon style est un mélange de tout ça. En plus, en Italie, nous avions Disney qui réalisait de nombreux dessins animés. Donc, à mon avis, c'est un mélange de toutes ces cultures. Je leur ai empruntées beaucoup de choses. Les lignes de mouvement, par exemple, je les utilise beaucoup dans les scènes d'action et c'est très "manga" mais, en même temps, j'ai une utilisation des pinceaux fortement inspirée des méthodes européennes, et mes dessins ont l'énergie des comics américains. Et puis, il y a quelque chose comme un million d'influences différentes dans mon art, même provenant d'auteurs plus âgés comme [Alberto] Breccia et d'autres artistes argentins des années 80. C'est donc mon secret, mélanger toutes ces choses et n'en faire qu'une qui fonctionne bien.

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Et, ça vous a pris combien de temps de trouver ce bon mélange ?
Eh bien, tu dois d'abord comprendre comment ils ont réussi à le faire puis commencer à le faire à ta propre manière. Donc, c'est très très difficile. Parfois, j'ai été chanceux comme avec Breccia, j'ai trouvé ce livre avec son boulot dessus où il n'y a que des esquisses, le contraste du noir et blanc n'est pas modifié par l'ordinateur alors tu peux voir les traits de ses pinceaux. Si tu commence à les analyser, tu peux voir tous les gestes qu'il avait. Ça m'a été très utile parce que dans mes pages il y a une forte inspiration de Breccia. Évidemment, mon style est plus "cartoon" mais, ouais, quelque part j'ai essayé de reproduire son genre de dessin en noir et blanc.

Nous ne pouvons pas parler de Black Science sans mentionner les couleurs. Dean White est parti et c'est Moreno Dinisio qui a pris sa place. Vous le connaissez bien [il est aussi le coloriste de Dead Body Road - NdR]. Comment travaillez-vous ensemble ?
En fait, Moreno est l'un de mes très bons amis. On se connait depuis des années, maintenant. Et c'est un artiste aussi, pas seulement un coloriste. Je pense que c'est ce qui rend ses couleurs très spéciales parce qu'il comprend les volumes, tout spécialement sur les visages. Je ne suis pas le genre de mec qui fait attention tout le temps aux proportions, tout spécialement sur les visages. Si tu retournes mes pages, tu peux voir qu'il y a beaucoup de choses qui sont plutôt fausses. Et, il [Moreno] est capable de les corriger avec les couleurs. Il fait de petits ajustements, répare des choses un peu. Seulement avec les couleurs ! Je pense que c'est brillant. Je ne pense pas que beaucoup de coloristes soient capables de faire ça. Il y a des coloristes quand tu fais une petite erreur, ils font avec et l'accentuent encore plus. Moreno est un coloriste qui répare mes erreurs et, parfois, il rend mes dessins meilleurs. Il y a certaines cases que je fais dont je ne suis pas content, il met ses couleurs dessus et elles deviennent plus jolies. Je suis vraiment content de l'avoir dans notre équipe. Et Rick [Remender], aussi ! Nous sommes une équipe. Quand Dean [White] nous a dit qu'il était trop occupé avec ses autres activités nous avons dû décider qui allait le remplacer. Rick a beaucoup d'amis dans l'industrie avec qui il a bossé. Il a mis sur la table de grands noms, beaucoup de grands noms. Alors, lorsque je lui ai proposé Moreno c'était dur car la seule chose que j'avais à lui montrer était Dead Body Road. Il n'était pas sûr et il a demandé qu'il fasse un test sur une page. Et, quand Moreno a finis la page, Rick a dit "Ok, on doit travailler avec ce mec".

Vous pouvez lui dire que je suis un grand fan de son travail. Merci de me l'avoir fait découvert.
Merci. Je pense qu'il avait une place assez peu évidente. Dean White est un grand nom. Le remplacer était plutôt difficile parce que les gens allaient les comparer. Sur son premier épisode, tout le monde l'a fait. Mais je pense qu'il a fait le job.

"Moreno [Dinisio] est un coloriste qui répare mes erreurs et, parfois, il rend mes dessins meilleurs."

Sur The Mighty Blog, l'équipe est composée de plusieurs fans de Rick Remender. Vous ne pouvez même pas imaginez à quel point on l'aime. Mais, dites-nous, il doit bien avoir un défaut comme n'importe quel être humain ?  Une mauvaise haleine ? Des dessous de bras puants ?
Oh oui, il a de gros défauts. Tout d'abord, c'est un gars fantastique. J'aime vraiment ce mec. Nous sommes de bons amis. Enfin, je l'espère. Bon, après cette interview, peut-être que nous serons plus des amis. On verra [Rires]. Non, je lui ai déjà dit  ce que je pensais de lui, ça devrait aller. Parfois, il est l'un de ses mecs qui a besoin d'être inquiet. Même quand tout se passe bien dans sa vie, il est toujours inquiet qu'un truc se passe mal. Il est nerveux à chaque instant même quand tout se passe bien. Je suis allé aux États-Unis plusieurs fois pour passer du temps avec lui, en tant qu'ami. Il a une magnifique maison dans la région de Los Angeles. Il a une magnifique femme, et deux enfants incroyablement magnifiques, il a une chance incroyable. Il a décidé de quitter Marvel et il continue de gagner sa vie avec ses livres parce qu'ils se vendent très bien. Il fait ses propres créations avec cinq artistes talentueux. Il devrait être fier. Ça devrait être l'un des meilleurs moments de sa vie. Et, à chaque fois il est inquiet à propos de petites choses. Tu sais, je suis le plus jeune [des deux], je devrais être celui qui s'inquiète tout le temps. Mais c'est le contraire. Je lui dis : "Écoute Rick, tout va bien se passer" et, il me répond : "Tu le penses vraiment ? Je ne le pense pas, quelque chose de mal va se passer." Tu sais, c'est son attitude et je l'aime aussi pour ça.

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Dernière question. Qu'écoutez-vous lorsque vous travaillez ?
En fait, je suis un gros fan de musique. Il y a quelques années de ça je jouais de la batterie. Pourtant, je n'écoute pas de musique quand je travaille. Je regarde plutôt des talk-shows italiens parlant de politique, parfois des documentaires mais c'est plus difficile parce qu'il faut parfois regarder et ça peut me distraire. Et, il y a une chose que j'adore écouter, ce sont les stand-ups. Je suis un grand fan des stand-ups américains, mes préférés sont certainement Louis CK et Bill Blurr. Bill Blurr est certainement mon préféré. La plupart de ces comédiens ont un podcast hebdomadaire alors j'écoute aussi leur podcast. C'est marrant et très divertissant. C'est vraiment difficile pour moi de travailler en silence.

Lire en version originale

  • Merci beaucoup pour cette interview très intéressante à lire !

    Par contre, si je puis me permettre quelques remarques sur la traduction (désolé par avance, puisque ça a dû être un boulot de longue haleine de traduire tout ça), le mot brush se traduit certainement plus, dans les propos de Scalera, par le mot pinceau, outil utilisé pour l'encrage, que par le mot brosse. Pareil, à un moment on a le mot panel, qui peut certes rester tel quel quand on parle des panels des conventions, mais qui fait ici référence à une "case" de BD.

    Mais vraiment merci d'avoir pris le temps d'interviewer cet incroyable artiste et merci à lui pour ses réponses détaillés et sincères.

    • Merci du compliment.

      Oui, c'est un travail de longue haleine et, en effet, il se peut qu'il y ait des erreurs de traduction en tout cas, j'ai corrigé ceux que tu as repéré 😉 merci

  • Anthony

    Merci pour l'interview. Cet artiste a un potentiel énorme et même si il brille sur Black Science ou a brillé sur Dead Body Road, j'aimerais le voir de nouveau chez les Big Two, All Star Batman de Snyder par exemple, qui change d'artiste tous les arcs. Autre remarque : très bonne initiative que de proposer la version originale de la rencontre.
    Merci !

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