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The Autumnlands: Tooth and Claw

Image Comics publie une série d'heroic-fantasy qui mérite toute votre attention parce qu'elle est écrite par Kurt Busiek, le créateur de Astro City et Marvels, et qu'elle est dessinée par un artiste talentueux, Benjamin Dewley. Cette série s'appelle The Autumnlands et nous montre un monde original rempli d'animaux anthropomorphes et de magie.

Avant de vous parler plus en détails de ce premier volume de The Autumnlands, je dois vous avouer quelques chose. Je ne suis pas un grand fan d'heroic-fantasy. J'aime bien de temps en temps mais ce n'est pas ce que je préfère. Je trouve que bien souvent les thématiques abordées et les enjeux sont toujours les mêmes. J'avoue qu'avec un support visuel, j'ai moins de mal à rentrer dans ces histoires mais cela ne change pas mon appréciation générale pour ce genre. Une autre chose dont je ne suis pas super fan, ce sont les séries avec des animaux anthropomorphes, à part les Tiny Toons. En fait, je parlais plutôt d'une représentation réaliste ou s'en approchant. Je ne sais pas, ces animaux qui parlent et aux allures d'humain me font peut-être peur. Bref, je n'étais pas le bon client pour The Autumnlands, a priori.
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Pourtant, j'ai voulu faire l'essai. Non seulement, ce premier volume - en version originale - ne coûte seulement 10 euros mais en plus, il y a un gage de qualité incontestable : la série est écrite par Kurt Busiek. L'auteur de Marvels et de Arrowsmith ne m'a jamais déçu - je conseille par exemple ses épisodes de Vampirella. Et puis, la couverture du premier numéro m'avait tapé dans l'œil. Certes, nous y voyons une phacochère habillée en sorcière mais le trait de Benjamin Dewey est incroyable - et cela s'avère encore plus dans les pages intérieures.

C'est donc avec une confiance totale pour les auteurs mais avec un appréhension sur ma réceptivité à ce genre d'histoires que j'ai entamé The Autumnlands. Sans dire que j'ai dévoré l'album, j'ai pris beaucoup de plaisir à le lire. Il faut dire que le premier épisode est quelques peu difficile à appréhender, Busiek y étale son univers, ses personnages et leurs cultes, ses menaces, les différents conflits tout en faisant avancer l'intrigue.

The Autumnlands sont des terres habitées par différentes tribues d'animaux. Elles vivent dans d'immenses villes flottantes loin d'autres peuples plus sauvages - comme les bisons. La magie tient un rôle important. Elle est raison d'échanges entre les tribues. Mais, la magie est en train de mourir. C'est la raison pour laquelle un conseil de magie se réunit sous la demande de Gharta - une sorcière phacochère - afin de sauver la magie et préserver l'équilibre dans leur monde. Pour cela, elle propose de faire revenir un guerrier légendaire. Malgré l'interdiction formelle du Chancelier, elle et une bande d'autres sorciers exécutent le sort pour ramener le guerrier mais rien ne se passe comme cela se doit. Le sort provoque l'effondrement de la cité flottante entraînant des milliers de morts, les bisons en profitent pour attaquer le peuple restant et le guerrier est loin d'être à l'image de ce qu'espéraient les animaux. Il faut dire qu'il est humain et que son monde ne ressemble en rien à celui des Autumnlands.

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Clairement, les enjeux sont assez classiques : les conflits internes avec ceux qui sont prêts à récupérer le désastre à des fins politiques, le personnage exilé de son monde - plus récurrent dans le space-opera que dans l'heroic-fantasy - et, les apparences trompeuses des règles établies dans le monde. L'originalité vient de l'approche de Busiek montrant un peuple désespéré - et pas très débrouillard faut le dire - et sa narration vue d'un jeune chien, personnage qui n'a pourtant pas grande importance dans les événements comptés mais qui est toujours là.

Clairement, Busiek propose un premier chapitre tout dans l'ambiance mais sans oublier de préparer son jeu pour la suite ses événements. Du coup, ces 6 premiers épisodes reposent beaucoup sur Benjamin Dewey qui fait un travail incroyable. Ses animaux sont vraiment très beaux, sa narration est excellente et son travail avec la coloriste Jordie Bellaire est remarquable. Je pense même qu'il s'agit là du meilleur travail que j'ai pu voir de cette dernière.

Ce premier volume se termine donc avec l'impression que ce n'est que le début d'une grande épopée et que la suite des événements va nous montrer d'avantage de ce monde dont on ne connait qu'une infime partie. Même si Busiek nous offre à chaque début d'épisode un petit aperçu de différentes légendes et autres contes de ce monde dans des doubles pages illustrées en speed painting avec une mise en page de livres illustrés. Tout cela contribue à rendre l'immersion plus riche.

the-autumnlands-tooth-and-claw-coverThe Autumnlands volume 1: Tooth and Claw

Image Comics • Par Kurt Busiek et Benjamin Dewey • $9.99
Si je ne suis ni fan d'heroic-fantasy ni d'animaux anthropomorphes réalistes et que je vous conseille ce premier volume de The Autumnlands vous me prendrez pour un homme bipolaire mais vous devriez plutôt tenter de lire cet album et de vous laisser emporter par le récit de Busiek.

  • Très bonne série Image, cet Autumnlands. Je surveille le titre depuis son annonce à une Image Expo, et je n'ai pas été déçu. C'est vraiment solide. Bien raconté, bon univers, bons personnages, bons dessins, belle colorisation... Et j'aime bien ce côté clin d’œil à Kamandi, sûrement volontaire de la part de Busiek, mais dans un univers heroic fantasy et du point de vue des animaux.

    Ce qui m'étonne par contre, c'est qu'aucun éditeur VF ne s'est encore vanté d'avoir récupéré la série. Mais peut-être qu'on aura des annonces fin 2015 ou en 2016. Si Delcourt, Urban ou Glénat veulent remplir leur catalogue avec un titre indé de qualité...

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