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Croquemitaines Tome 1

Quand deux auteurs français - Mathieu Salvia et Djet - décident de faire un comic book, ça donne Croquemitaines. Sorti dans la collection Original Graphic Novel chez Glénat Comics, c'est une grande réussite et mélange parfaitement horreur et drame.

Quand on est enfants, beaucoup de choses peuvent paraître impressionnantes. C'est d'autant plus vrai si on a une imagination débordante et qu'on est attiré par l'occulte. C'est le cas d'Elliott, jeune bambin qui préfère dévorer des contes sur les croquemitaines (et autres monstres imaginaires) plutôt que de dormir. Le problème pour Elliott, c'est que ces contes vont s'avérer en partie vraie et il va voir ses parents se faire assassiner sous ses yeux, par un homme accompagné d'une vieille femme aux yeux rouges. Le problème, c'est que la vraie cible, c'est lui.

C'est ainsi que débute un récit sombre et violent, porté par un enfant sur qui le sort s'acharne. Heureusement pour lui, il ne sera pas seul dans cette aventure. Il va faire la connaissance d'un autre croquemitaine, différent des autres, plus vieux. "Père-la-Mort", à qui il reste des principes, va prendre sous son aile Elliott pour tenter de l'extirper de cette situation. Et c'est à ce moment-là qu'on en apprendra plus sur le monde terrifiant des croquemitaines.

Pour ce premier tome, les deux auteurs mettent la barre très très haute. Dès les premières pages, on est captivé par un récit sans concession, qui ne perd pas de temps à devenir très vite très stressant. Les dessins de Djet renforcent à merveille cette ambiance glauque (et choisir de placer son intrigue pendant une nuit pluvieuse marche évidemment très bien). Les méchants sont terrifiants, certains cadrages sont bien sentis et la colorisation nous plonge dans une ambiance morbide.

Après les premières rencontres, l'histoire bascule dans un road-trip qui traverse des endroits sombres et délaissés, et qui, au travers de plusieurs rencontres, nous en apprend plus sur l'univers des croquemitaines et des différents personnages. On a très vite quelques personnages marquants qui se rencontreront surement (on l'espère) dans le prochain tome.

Car oui, l'histoire est prévue en deux tomes. Ce premier, trop court (mais tellement bien) est comme je l'ai dit une réussite. On se prend très vite dans l'histoire de Mathieu Salvia et les dessins de Djet sont splendides. Les deux français ont compris l'essence d'un comic-book et s'approprie très bien le format. La bonne nouvelle, c'est que le deuxième tome ne devrait pas tarder (il est annoncé à la fin du mois). Raison de plus pour vite lire ce premier tome, vraiment réussi.

Croquemitaines Tome 1

Glénat Comics • Par Mathieu Salvia & Djet • 17€95
J'espère vous avoir convaincu de lire ce premier tome d'une série qui en aura deux. L'histoire est prenante et originale, on s'attache vraiment à Elliott et l'univers est vraiment intrigant. Pour ne rien gâcher, les dessins de Djet sont magnifiques, complètement dans le thème de la série. Maintenant, on veut la fin!

  • Anthony

    Bonjour, oui votre critique est très alléchante, mais, encore une fois, la politique tarifaire de Glénat, 17€95 le premier tome pour 130 pages, c'est du foutage de gueule, juste non. Il est hors de question que j'encourage de telles décisions. Et je conchie largement Glénat Comics qui n'a pour moi rien compris et s'adresse à une clientèle très différente, privant bon nombre de lecteurs de très bonnes séries (Nailbiter, Lazarus ...) Dommage.

    • Je ne suis pas sûr de comprendre le rapport entre la comm' de certaines publications et une privation hypothétique des séries qu'il publie.

      Pour le prix, j'imagine que le grand format et la couverture rigide justifie le prix. Clairement, les titres phrase de Glénat sont chers mais Lazarus, Nailbitter, Rumble ou Bitch Planet (à partir du volume 2) sont au même prix que la concurrence (et donc moins cher que Delcourt).

      • Anthony

        Glénat ne fait pas de prix de lancement à 10€, je me dirige directement sur la VO pour les titres édités par Glénat. Les albums suivants sont souvent quelques euros plus chers que ceux d'Urban. Devant mon rayon, au moment de choisir un titre indé (je n'ai pas d'apriori sur les titres indé, je ne suis pas orienté par tel ou tel personnage, comme je peux l'être sur Marvel ou DC), je regarde les auteurs mais aussi le prix, et clairement, je repose systématiquement les volumes Glénat. Ce sentiment d'élitisme éditorial ne plait clairement pas, mais reste personnel.

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