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Bloodstrike #1

Lancé en 1993, Bloodstrike est un spin-off de Youngblood. Rob Liefeld, à l'epoque, avait multiplié les projets et s'était perdu ne contrôlant plus rien menant inévitablement à la fin de ses productions délaissées par le public. Il y a trois ans, l'auteur à relancé les séries de son label, Extreme Studios, dont cette série qui a été reprise par Tim Seeley (Grayson...). Mais, il est temps pour Liefeld de reprendre les rennes de son bébé et de l'emmener vers une nouvelle direction pleine d'humour, de violence et de bites.

Liefeld est quelqu'un qui est autant bourré de qualités que de défauts. Le plus gros de ses défauts est certainement de s'éparpiller et de ne pas tenir ses projets jusqu'au bout. Ce qui est fort dommage parce que malgré le côté bas du front assumé de certaines de ses productions, il garantit beaucoup de fun.

Je sais que de nombreuses personnes sont rebutées par le style graphique du... enfin, de Liefeld. Oui, c'est moche - bien qu'il ait fait pire que cet épisode. Oui, c'est très très moche et les personnages ont des proportions étranges allant du ridicule au super-ridicule. Là, encore, c'est assumé. Liefeld est fan du Silver Age et surtout de Jack Kirby qui ne se souciait guère des proportions tant que sa narration était claire. Attendez, soyons clair, je ne compare pas Liefeld au King, j'explique la raison pour laquelle il ne se soucit plus des proportions et des morphologies. Mais, Liefeld c'est moche mais assumé. Par contre, son art séquentiel est impeccable.

J'avoue, je ne voulais pas lire ce premier épisode en premier lieu mais j'ai lu les sollicitations dans lesquelles on nous parle de l'appareil génital du héros. La curiosité m'a poussé à vouloir lire cet épisode en me posant une simple question : "à quoi peut ressembler une bite dessinée par Liefeld ?". J'ai la réponse !! La taille des phallus de ses protagonistes est proportionnel à leurs biceps.

Comme je pouvais le sous-entendre depuis le début de cette chronique, j'aime bien ce que fait Liefeld en tant que créateur. Il offre un terrain de jeu intéressant qui a souvent été propice à de bonnes histoires - lorsque d'autres écrivent pour lui. Mais, je ne m'attendais en rien à lire quelque chose d'aussi fun et barré. Bien évidemment Liefeld a créé Deadpool et la première apparition de ce dernier était très drôle mais, là, le scénariste pousse le délire très loin. C'est sanglant, les têtes tombent vite dans une surenchère presque jouissive. Et puis, il y a la nudité de ses protagonistes masculins aux engins tellement énormes que ça en est drôle.

Je note également qu'il sait bien améliorer du point de vue des dialogues mais il y a une chose qui me chiffone, nous avons pas la moindre information sur les personnages. Je veux dire, l'agent masqué est un nouveau membre de l'équipe mais il porte le costume de Cabbot Stone, mais ce dernier apparaît plus tard dans l'épisode. Enfin, je crois que c'est Stone. C'est un poil faible de ce côté-là.

Dernier point, la colorisation est signée Jeremy Colwell qui fait très bien son boulot. Il pose des textures comme peuvent le faire les coloristes modernes -ce qui pallie au manque flagrant de décors - et il a tout de même une palette qui scie au style de Liefled.

Bloodstrike-001-CoverBloodstrike #1

Image Comics • "The Junk" par Rob Liefeld • $3.99
Liefeld se fait plaisir en offrant du comic bis, très bas du front mais exutoire. L'auteur n'a pas la prétention de faire plus et, surtout, son plaisir est palpable de pages en pages... Par contre, c'est moche dessiné par Liefeld.

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