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Dark Nights: Metal #1

Dark Nights: Metal

L'event estival de DC Comics arrive sous la forme d'une maxi-serie, Dark Nights: Metal, écrite par Scott Snyder et dessinée par Greg Capullo qui devrait être une aventure des héros DC mais, fortement centré sur Batman. Étonnant ? Pas vraiment !

Il va être compliqué de résumer les deux prologues à cet event mais, sachez que leur lecture n'est pas vraiment dispensable. Snyder y installe des choses qui serviront à mieux comprendre l'élément déclencheur de l'event. Et puis, vu que Snyder rassemble toutes les intrigues qu'il a écrites pour Batman depuis 2011, ces deux one-shots permettaient donc de rassembler toutes ces pièces.

Je vais être franc, je ne crois pas du tout que Snyder ait l'idée de Dark Nights depuis le début de son run sur Batman - tout spécialement parce que la tonalité de la série a évolué entre le début et la fin - parce que la manière dont il rassemble divers éléments de sa mythologie me fait penser à comment les scénaristes de Lost ont dû justifier tout ce qu'ils avaient inventé pour aller dans le sens de la fin qu'ils avaient trouvé. La comparaison n'est pas tendre, surtout que Snyder fait un meilleur boulot.

Ça ne fait pas de ce premier épisode, un bon épisode. Le debut est inutile, le scénariste perd du temps à raconter un combat joué d'avance et dont les répercussions sont évidentes. À cette introduction s'ajoute de l'humour autour du mot "Metal" en référence au genre musical... On dirait de l'humour de beaufs du Hellfest qui montrent leur cul dans les émissions de Yann Barthès. Oui, c'est rigolo mais pas fin.

Mais, surtout ce qui me gène, c'est que nous sentons l'esbroufe venir. Snyder est dans ce qui me déplaisait sur son run de Batman : il balance plein de choses qui rendent les choses complexes mais n'apporte pas de profondeur ni du folklore à son histoire, seulement de l'artificiel. Il balance les références aux personnages et à la mythologie de DC comme le Nth Metal, Red Tornado, les Blackhawks, les Challengers of the Unknown, Plasticman, Metal Men, Doctor Fate, Multiversity comme un auteur de fan fiction (ce n'est pas péjoratif) pour montrer qu'il connait trop bien l'univers DC. D'autant plus que toutes ces références ne servent pas grand chose à l'histoire, à part peut-être la carte du Multivers pour nous dire qu'il existe ce fameux Dark Universe et qu'il se cache de nous.

Par contre, l'histoire n'avance pas même si la menace commence à faire son apparition sous forme de montagnes, nous sommes à l'exacte même stade qu'à la fin de Dark Days: The Forge, à savoir que la menace provenant du Dark Universe en veut à Batman personnellement. Ne vous attendez pas à avoir plus de réponse à ce stade de l'histoire.

Cela n'empêche pas l'histoire d'être intéressante, mais c'est faussement compliqué. Pour moi, la plus grosse déception vient de la partie graphique. Greg Capullo ne surprend plus. Son trait est toujours efficace mais ses faiblesses sont toujours présentes mais c'est plutôt de l'encrage et de la colorisation que je vais me plaindre. Son trait traditionnel fait faux à cause d'un encrage trop léger et d'une colorisation qui le bouffe. On voit qu'il y a un joli travail réalisé du côté du dessinateur mais je trouve que c'est mal mis en avant. Je me permets cette remarque parce que Capullo est un artiste ultra-talentueux - que je suis religieusement depuis X-Force -  et que, légitimement, on aurait le droit à quelque chose d'excellent.

Dark Nights: Metal #1

DC Comics • Par Scott Snyder & Greg Capullo • $4.99
Beaucoup de choses dans ce simple numéro mais c'est avant tout de la poudre aux yeux, Snyder a une histoire qui pourrait s'avérer intéressante - même si elle est convenue - mais il apporte trop d'éléments artificiels pour donner l'impression que non. Du coup, sa narration fluide perd en efficacité et parasite l'histoire de manière à ce que de nouveaux lecteurs puissent décrocher rapidement. Plus de simplicité aurait donc été le bienvenu...

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