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Dark Nights: Metal #2

Dark Nights: Metal, l'event de DC Comics, redéfinit grandement l'univers de l'éditeur. Scott Snyder et Greg Capullo ont clairement carte blanche et, ils ne s'en privent pas...

Depuis quelques temps, Batman enquête à propos de métaux étranges dispersés dans le monde mais, son enquête dérange certains et inquiètent d'autres. En effet, elle devrait finir par l'ouverture d'une porte vers la face obscure du Multivers, le Dark Universe (*sic*). La Justice League et les autres héros de DC recherchent activement le Chevalier Noir pour le raisonner.

S'il n'y avait qu'un seul reproche à faire à cet épisode - mais comme vous le verrez ci-dessous il n'y en a pas qu'un, c'est le gimmicks de Snyder de citer au moins un élément ou un personnage de l'univers DC par page. Au moins un... À chaque page...! C'est lourd. Tout d'abord parce que ça désert son histoire la complexifiant trop, ça la rend imperméable à n'importe quel lecteur qui ne connait pas par cœur DC et, enfin, cela n'apporte rien à son histoire : ni folklore, ni élément pour nourrir son histoire.

Pourtant, son histoire est censée faire le lien entre tous les personnages DC comme si leur création n'était pas une coïncidence... Ce n'est pas écrit tel quel mais, cela est fortement suggéré en début de récit. En même temps, finalement, on se de rend compte que cela n'est pas exploité puisque toute l'enquête sur le métal est autour de la petite personne de Batman - tout comme l'intrigue d'ailleurs. Ainsi, 4 des 5 métaux sont issus de l'univers du Chevalier Noir - enfin celui écrit par Snyder.

Personnellement, ce n'est pas ce nombrilisme qui me gène le plus, c'est que les promesses faites par le récit des prologues ne sont pas là. Elles avaient pour but d'introduire les éléments qui ouvrent la porte vers le Dark Multiverse et il s'avère que c'est un Earth-3 Batman-centrique - personne n'a rit en lisant "Batmanium" ? - et bigger than life mais qui rappelle 1000 histoires lues par-ci par-là. Et c'est ça le pire : le cliffhanger, de cet épisode m'a réellement donné l'impression d'avoir perdu mon temps.

Pour le coup, je ne peux rien défendre dans cet épisode : la course poursuite contre les Batmen est ridicule - j'aurais trouvé plus habile de la part de Snyder d'utiliser des clones plutôt que ses potes déguisés, le truc avec les symboles Batman partout dans le monde ne rime à rien, Dream ne sert à rien, le nouveau statut de la Cour des Hiboux est mal amené - parce que contradictoire avec ce qu'on a lu avant, et, la confrérie millénaire pourrait être une bonne idée mais pourrait très bien devenir décevante comme toutes les bonnes idées qu'a eues Snyder jusque-là.

On voit tout de même Damian Wayne - mal écrit - et des Dark Robins super cools mais cela ne sauve pas le récit étouffé par cette volonté de trop en faire. Même les dessins de Capullo sont décevants ; il dessine un Superman et une Wonder Woman sans émotion qui ont le regard vide. Mêmes certaines cases qui mériteraient plus d'attention - comme le coup de Superman dans les entrailles de Batman - sont plates, sans énergie.

Dark Nights: Metal #2

DC Comics • Par Scott Snyder & Greg Capullo • $4.99
Que de reproches ! Pour le coup, je ne pense pas continuer Dark Nights: Metal après le troisième épisode. En effet, je laisse à Snyder le bénéfice du doute et, surtout, le loisir de prouver qu'il n'a pas rendu complexe son récit pour faire genre. Malgré cette intention affichée, le récit n'atteint clairement pas le niveau d'histoires riches et documentées d'un Grant Morrison, d'un James Robinson, d'un Kurt Busiek ou d'un Alan Moore.

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