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Guardians of the Galaxy #19

Le dernier épisode écrit par Bendis

Brian Michael Bendis dit au revoir à Star-Lord et son équipage. En effet, il signe son dernier épisode de Guardians of the Galaxy en compagnie de nombreux dessinateurs à qui il rend hommage.

Autant vous dire que si vous voulez lire une histoire épique avec de enjeux de fou, passez votre chemin, Brian Michael Bendis n'en a pas l'intention. Aidé par Annihilus, les Broods et toutes les autres races extra-terrestres machiavéliques, Thanos décide d'envahir la Terre. Angela apprend l'arrivée prochaine du Titan fou et alerte ses amis des Gardiens de la Galaxie qui vont voir Carol Danvers - ancienne membre de l'équipe. La résistance se prépare.

Il est presque dommage que Nick Spencer et Bendis ne se soient pas accordés leur diapason, l'attaque alien vue dans les pages de Captain America: Steve Rogers aurait très bien pu être celle-ci. Et, cela aurait excusé la simplicité dans laquelle les Gardiens arrêtent la guerre en tapant sur Thanos.

Clairement, on y croit pas à cette fin parce que ce n'est pas épique, il n'y a pas de sens de la dramaturgie, le lecteur ne sent jamais les héros en danger. Mais, je crois que cela est un prétexte avant tout pour mettre en avant les personnages que Bendis a tant aimé écrire. On peut même dire qu'il a mis du cœur à leur donner une voix, à leur faire fuser des blagues et à faire passer de l'émotion à travers eux.

D'ailleurs, le problème de cet épisode - et des deux séries qu'il a écrite sur les Gardiens - est même soulevé par Bendis lui-même en épilogue dans sa note finale. Il a voulu écrire beaucoup de choses, il avait une tonne d'idées mais il s'est laissé emporter par les personnages. Et, finalement, toutes ses histoires - ou presque - sont tombées à l'eau. À chaque fois, son envie de faire interagir les personnages entre eux était plus forte. J'ai aimé lire cette série, je le dis franchement, mais très vite, je ne m'attendais plus à des grandes épopée cosmiques comme celles de Jim Starlin et celles de Dan Abnett et Andy Lanning. Non, je place plus volontiers cette série aux côté d'un Deadpool où le principal intérêt est la réaction des personnages face à une situation donnée. Et les scénaristes prennent des libertés sur ces titres qu'on ne jugera pas, ou guère.

Cet épisode en est le parfait exemple... en pire. La situation, on s'en fout. Comme je l'écrivais plus haut, il ne se passe pas grand chose de concret. Par contre, Bendis offre des moments à ses héros. Non pas des moments de bravoure - sauf peut-être à Angela, mais des moments humains. Chaque personnage combattent en équipe une dernière fois et disent au revoir au lecteur dans une sublime case dessinée par Valerio Schiti. J'ai ainsi apprécié l'écriture des personnages et l'amour de l'auteur qui transpire à travers les pages. En revanche, il s'agit que d'un plaisir presque égoïste et c'est dommage.

Bendis se fait plaisir une dernière fois et cela passe également sur l'aspect graphique. Il offre aux différents dessinateurs qui l'ont accompagné durant l'aventure des splash page montrant tout leur talent. Oui, voir une invasion alien dessinée par Andrea Sorrentino c'est ultra classe. Oui, voir Drax foutre sur la poire de Thanos par Ed McGuinness est toujours plaisant. Oui, une double page signée Art Adams est un plaisir pour les yeux. Par contre, d'un point de vue cohérence visuelle et intérêt dans le découpage, il n'y en a pas.

Je termine cette critique en précisant que la blague finale faisant un clin d'oeil à Gerry Duggan est vraiment très drôle surtout que je suis prêt à parier qu'il fera apparaître d'une manière ou d'une autre son personnage fétiche, Deadpool, dans la prochaine série sur les Gardiens de la Galaxie.

Guardians of the Galaxy #19

Marvel Comics • Par Brian Michael Bendis, Valerio Schiti  & bien d'autres • $4.99
Du coup, je ne sais pas sur quel pied danser, d'un côté je trouve ça naze et j'aurais une tonne d'arguments pour le justifier, de l'autre je trouve ça touchant parce que Bendis dit au revoir à des personnages qu'il a aimé écrire et des dessinateurs avec qui il a aimé travailler. Ça n'aurait pas d'impact sur le futur, comme ça n'en a pas eu sur le passé mais c'est un joli plaisir coupable... qui a peut-être duré un peu trop longtemps, il faut l'admettre.

  • Antho

    Bonjour,
    j'avais lâché les Gardiens après juste après le procès de Jean Grey et les revoir dans Civil War II m'a débecté. Rocket est débile et Peter, mais alors Peter est incroyable de connerie et est écrit comme un idiot profond. Vraiment, toute cette période Bendis sur les gardiens, on peut dire "ciao bonsoir" et on attend la reprise d'une vraie série. Il est loin le temps d'Abnett et Lanning et du Cancer-verse ...

    • Lapin Noir

      Complètement d'accord avec toi! ^^

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