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Justice League of America #1

DC Comics lance donc une série Justice League of America avec une nouvelle équipe montée par Batman dont les personnages ont des motivations très différentes. Steve Orlando et Ivan Reis lancent ce groupe de justiciers dans leur nouvelle carrière.

Après les événements qui ont opposé la Justice League "classique" à la Suicide Squad, Batman décide de former une nouvelle Justice League plus humaine. Il réunit alors Vixen, The Ray, The Atom, Killer Frost, Black Canary et Lobo. Ensemble, ils vont devoir affronter leur première menace, Lord Havok et les Extremists.

Je ne pense pas que l'utilisation de Lord Havok comme premier ennemi soit anodine. D'un côté, il fallait une menace propre à la série mais, aussi, un élément qui rappelle le dynamisme de Justice League International et Justice League of Europe, deux séries qui sont clairement les sources d'inspiration de cette nouvelle mouture de la Justice League.

Justement, parlons de cette équipe qui se forme et, surtout, apprend à se connaître. Orlando essaie de créer des binômes de manière artificielle. Cela permet clairement à chacun de pouvoir s'émanciper et de s'exprimer. Ce qui me gène un peu c'est que le scénariste se sente obligé de nous justifier la présence de chacun dans le groupe. J'ai envie de dire "Batman leur a demandé, ça tombe ils veulent faire le bien autour d'eux". Bien évidemment, cela est plus compliqué pour Killer Frost et Lobo mais, Orlando perd de vue la spécificité de son équipe, le but pour laquelle elle existe. Il aurait suffit de dire simplement que Killer Frost veut se racheter une conduite et montrer qu'elle est bien déterminée à le faire pour ensuite développer plus en profondeur cette motivation si nécessaire - ça ne l'est apparemment pas.

Lobo est le cas le plus complexe puisqu'il fait partie de l'équipe pour s'amuser. C'est un peu bizarre de la part de Batman d'ailleurs de vouloir une équipe "plus humaine" et d'appeler un extra-terrestre qui coupe en deux ses victimes "pour le fun". Et puis, comme l'a déjà montré l'histoire, il est tout à fait capable de se retourner contre la JLA quand il le souhaite. Autant, cette situation fonctionne avec Deadpool dans Uncanny Avengers - qui a rejoint Captain America pour le fun - mais derrière, il ne risque pas d'arracher la tête de chacun des membres s'il veut s'en aller. Le choix d'intégrer Lobo est étrange et risqué. J'imagine - j'espère - que Batman a un plan de secours au cas où...

Finalement, beaucoup d'explications en début d'épisode mais l'action à la part belle. Face à des ennemis sans profondeur - pour le moment en tout cas, la Justice League of America pourra alors commencer à exister. Parce qu'il est là le problème, Orlando force tellement à essayer de créer une famille et les interactions entre ses différents membres qu'il oublie ce qui fait la force d'un groupe de super-héros : les actes. Que leurs premiers ennemis soient des navets armés ou des aliens avec des motivations banales auraient la même conséquence : les héros pourraient les affronter, interagir ensemble, se louper ensemble et, surtout, exister. Et c'était justement la force de la Justice League de Keith Giffen et J.M. de Matteis c'est qu'elle s'est créée au fur et à mesure des actes.

Justice League of America #1

DC Comics • Par Steve Orlando & Ivan Reis • $2.99
L'épisode est graphiquement très beau, nous en reparlerons certainement plus en détails. Par contre, le story-telling pêche parce que Orlando s'arrête sur des détails plutôt que sur la force de sa série.

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