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Justice League of America #2

DC Comics a lancé une nouvelle série Justice League of America avec une nouvelle équipe montée par Batman. Au scénario, Steve Orlando met son équipe face à une menace qui devrai les mettre en valeur.

J'ai longtemps hésité à écrire la critique de cet épisode. Dans un premier lieu, parce que j'ai envie de laisser une chance à Justice League of America de trouver sa voie, ensuite, parce que j'en ai marre de donner l'impression de faire du DC-bashing. Ce n'est pas mon but, loin de là. L'éditeur m'a apporté beaucoup de bonnes histoires par le passé et certains héros comme Wonder Woman, Hawkman, Batman, Guy Gardner et bien d'autres sont dans mes favoris depuis plus de 20 ans. Par contre, je dois avouer que depuis l'arrivée de Dan Didio en tant qu'éditeur en chef, mon intérêt pour l'éditeur n'est plus ce qu'il était. C'est encore plus le cas depuis l'arrivée de Jim Lee.

Pourtant, il y a de bonnes idées comme laisser la place à des seconds couteaux dans un titre Justice League donnant un croisement entre les fabuleuses séries Justice League International et Batman and The Outsiders. Malheureusement, si l'intention fait plutôt plaisir, l'exécution pêche.

Lors du précédent épisode, Orlando nous montrait des conflits internes ce que je trouve fatiguant. Encore plus dans ce contexte puisque les héros ont été recrutés et ils n'étaient pas obligés de rejoindre le rang. Mais, dans ce second numéro, le problème est bien plus gênant : la Justice League est face à Lord Havok et les Extremists, des ennemis venus nettoyer la Terre de la race humaine qu'ils considèrent comme foutus, sauf que Lord Havok est l'homme qui sauve la situation. Alors non seulement Batman et les autres n'essaient pas de montrer aux méchants qu'ils ont tord et que les humains méritent de vivre préférant cogner mais, en plus, ils laissent le grand méchant s'émanciper. Certes, ils le surveillent de près par la suite mais quand même...

En milieu d'épisode, le constat est simple : l'équipe n'a pas de raison d'exister et Orlando fait tout pour qu'on s'en détache. Difficile ensuite de lire la fin de l'épisode tellement on s'est senti floué. Certes la dernière page nous laisse présager que l'équipe va reprendre les choses en mains mais n'est-ce pas trop tard ? Nous verrons au prochain épisode.

Felipe Watanabe remplace Ivan Reis et il est évident que nous perdons au change. Il y a des choses chouettes dans son trait mais cela rappelle aussi les mauvais gimmicks des années 90.

Justice League of America #2

DC Comics • Par Steve Orlando & Felipe Watanabe • $2.99
Lorsque nous arrivons à la moitié de l'épisode et que nous constatons que l'équipe n'a servi à rien jusque-là, il est difficile de s'y attacher et de donner confiance à Orlando et à la direction qu'il fait prendre à sa série.

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