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Justice League of America: The Ray #1

Avant la sortie de la prochaine série Justice League of America, Steve Orlando sort des épisodes one-shots focalisant sur chaque membre de la prochaine équipe. Celui-ci, dessiné par Stephen Byrne est consacré à The Ray, un héros homosexuel, ce qui tient à cœur au scénariste.

DC Comics publie des one-shots présentant aux lecteurs les héros de la prochaine Justice League, principalement composée de seconds couteaux. Une présentation était donc nécessaire, surtout que depuis New 52, certains personnages ne sont pas apparus. C'est le cas de The Ray.

Avant d'être un super-héros, Ray est un être de lumière qui ne contrôle pas son pouvoir et qui va devoir user de ce don pour protéger son ami d'enfance. Dans les grandes lignes, l'histoire fonctionne plutôt bien. Il y a un côté rétro assumé avec le fait que l'ami de Ray ne le reconnaisse pas dans son costume de super-héros.

L'histoire est surtout une allégorie à l'homosexualité du personnage. Nous découvrons donc l'enfance du personnage dont sa mère lui interdit de voir l'ami avec qui il est proche pour "son bien". En effet, il a développé son pouvoir face à cet ami et cela a inquiété sa mère qui pense que le pouvoir de son fils est une allergie à la lumière. Dans un sens, l'idée est pas mal : une mère qui refuse que son fils se rapproche d'un autre garçon évoquant "la maladie" pour l'empêcher d'être qui il est vraiment. De nombreux homosexuels ont vécu cela. Ce qui est dommage est l'exécution. Après tout, dans ce cas précis, "la maladie" de Ray est bien réelle ; personne ne sait réellement ce que fait la lumière sur le jeune garçon et le voir partir en lambeau n'est pas très rassurant sur son état de santé. Sa mère tentait vraiment de le protéger. Et preuve que le danger est réel : Il sort dehors, il exposé à la lumière et il devient intangible pendant des années. Et, cela casse complètement ce que Orlando voulait mettre en place. L'homosexualité n'est pas une maladie, ce sont les parents qui veulent "protéger" leurs enfants de cela qui ont un problème. Et lorsque l'enfant gay sort de chez lui, il n'est pas "consumé" par sa sexualité.

Cette maladresse - qui partait d'un bon sentiment - accompagné du rythme saccadé gâche ce one-shot. Pourtant les dessins de Stephen Byrne sont jolis. Même si le look humain de Ray est atroce. DC fait quelque chose : tes héros gays ne peuvent pas tous avoir une coiffure de teuffeur, rasé sur le côté et teinté en rose ! C'est ridicule. On a l'impression que tous les gays ont cette coiffure alors qu'en réalité... Non ! C'est cliché et ça désert complètement le message que devrait véhiculer ce genre d'histoire.

Justice League of America: The Ray #1

DC Comics • Par Steve Orlando & Stephen Byrne • $2.99
Cette introduction à The Ray est sympathique mais elle se lit trop vite et le message envoyé est clairement raté. En voulant en faire trop dans l'allégorie Orlando fait preuve de maladresse. C'est vraiment dommage. Peut-être que le personnage rayonnera (oh oh oh) dans la série Justice League of America.

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