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Lazaretto #1

Clay McLeod Chapman a scénarisé deux trois petits trucs pour Marvel dans les Edge of Spider-verse et nous revient avec Lazaretto, un enième hommage au genre pandémie et zombies, avec aux crayons Jey Levang, un illustre inconnu dont le style est très particulier, à base de crayons et de courbes dont on n'a pas vraiment l'habitude dans le milieu des comic books. Encore un truc dont on ne sait pas quoi attendre qui sort chez Boom! quoi.

Je sais pas si c'est d'avoir scotché sur ce navet cliquetant de l'Appel des Zombies l'autre jour à la télé ou si c'est juste que j'aime bien le genre en général mais je suis d'humeur pandémies et zombies en ce moment alors quand j'ai vu que sortait cette semaine Lazaretto, l'histoire d'une fac des États-Unis, encore une, qui voit un virus bien dégueu se développer, je me suis dit qu'il fallait que j'y jette un oeil (et aussi, pour Jack White dont Lazaretto est le dernier album solo). Du coup, comme la cover était assez stylée, j'en tenté l'aventure, voyons ce qu'il en est.

Bon déjà les intérieures ne sont pas de l'artiste de la cover, Ignacio Valicenti, et ça pique un peu. Ça n'est pas horrible puisqu'on s'y habitue au fil des pages mais ça n'est pas au point, clairement. Fort heureusement, la narration tient assez bien la route et on fait vite abstraction du dessin perfectible. L'histoire est quant à elle, et on s'y attendait, très classique puisqu'on nous fait le coup de la rentrée, des différents personnages qui s'installent dans le dortoir et de la maladie qui doucement se propage en arrière plan. C'est assez sympa d'ailleurs et ce serait presque intriguant si le pitch ne nous avait pas spoilé d'avance la pandémie et la mise en quarantaine du lieu. C'est pas subtil mais c'est pas non plus lourdaud, ça se lit pas mal mais on est loin du chef d’œuvre.

Le point fort du titre, c'est ses personnages plutôt intéressants et différents. Je me suis très vite attaché aux deux héros : un jeune homme noir aux parents protecteurs mais heureux de le voir voler de ses propres ailes et une jeune femme blanche dont le père hyper catho vit bien leur séparation, elle par contre souhaite immédiatement changer d'avis et se barrer de là. Faut dire qu'entre les mecs qui toussent et ceux qui veulent lui refiler un milliard de tracts, le campus n'est pas le truc le plus calme et accueillant du monde pour une gamine qui sort de sa cambrousse.

Lazaretto n'est pas une perle, ce n'est pas un titre à lire absolument. C'est quelque chose de sympa avec un petit potentiel qui pourrait bien être correctement exploité. On espère juste que l'histoire sera bien menée, le scénariste a un peu d'expérience tout de même, et que le dessin s'affirmera davantage. Tant qu'à décider d'un style, il faut l'assumer. J'ai remarqué que, plus il y a de personnages et de détails sur une page, plus elle est bourrée de défauts. Certaines pages plus sobres sont vraiment chouettes (dont celle qui a servi d'aperçu à cet article) et c'est dommage de constater cette inconstance. Alors ok, vous voulez vous faire votre délire pandémie-potentiels-zombies mais faites-le bien, faites-le avec amour, avec originalité, sans vous contenter d'un cahier des charges du genre. Il y a encore 4 chapitres et donc grave moyen dans Lazaretto alors au boulot !

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Lazaretto #1

Boom ! Studios • Par Clay McLeod Chapman & Jey Levang • $3.99
Lazaretto est, au mieux, sympathique mais clairement pas fou. Les personnages sont agréables et pour peu qu'on aime les scénarios catastrophes c'est assez bien mené et le potentiel est là. Je ne suis honnêtement pas sûre que ce potentiel soit exploité mais je veux voir le positif dans les choses alors je tenterai le numéro deux à sa sortie, espérons qu'il soit suffisamment notable pour que je vous en parle à nouveau.

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