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Midnighter #5

Nous sommes déjà arrivé au cinquième épisode de Midnighter, la série écrite par Steve Orlando sur le héros gay aux altérations biologiques. Malheureusement, il y a une sensation que l'intrigue stagne voire recule.

Quelqu'un a volé la technologie du God Garden et Midnighter est sur la trace de de celle ou celui qui utilise ces appareils afin de créer des méta-humains. Il a demandé de l'aide à Grayson pour aller en Russie là où semble se cacher le responsable.

Avez-vous jouer à Super Mario Bros. ? À chaque fin de monde, vous croisez un Toad qui vous annonce que la Princesse Peach est dans un autre château. Eh bien, à la fin de chaque épisode de Midnighter nous avons l'impression de voir un Toad et que le dernier monde est encore bien loin. Même le cliffhanger, pourtant réussi, peine à me motiver à lire la suite. En fait, plus les épisodes avancent moins j'ai d'enthousiasme pour la série. Je ne dirais pas que le style de Orlando soit pas distrayant. Il y a beaucoup d'humour graveleux bien trouvé même si cela est de plus en plus gratuit (à quoi servait les menottes réellement ?). Par contre, la liste des defauts se fait de plus en plus longue avec la redondance des situations, les personnages secondaires transparents, le héros invincible et les ennemis sans charisme. La série commence vraiment à souffrir.

Je ne vous cache pas ma déception. Midnighter étant un personnage que j'aime beaucoup. En plus, j'ai déjà lu une série solo sur le personnage intéressante (merci Garth Ennis) qui manquait peut-être de la touche qu'apporte Orlando. Et puis, en écrivant cette critique je fais le bilan des 4 autres épisodes parus et j'ai bien senti que mon enthousiasme n'était plus là. Du coup, je me demande si je vais me laisser tenter par le prochain numéro.

Je trouve ça incroyable que DC puisse avoir autant d'or entre les mains et que, un à un, ces pépites deviennent du bronze. Que ça soit Doctor Fate, Wonder Woman, Aquaman, Superman et j'en passe, j'abandonne de plus en plus de séries pour me laisser tenter par la concurrence, je n'arrive pas à arrêter Unbeatable Squirrel-Girl alors qu'une série sur un héros que j'adore je me dois de l'abandonner.

Est-ce de la faute de Orlando si Mignighter est aussi lent ? Il a forcément une part de responsabilité. Il installe son personnage homosexuel préférant insister sur ce point, ce que je peux lui reprocher (même si, parfois, le comportement du héros vis à vis de Grayson est  à la limite de l'harcèlement sexuel). Il manque réellement un enjeu concret et son intrigue est trop décompressée. Peut-être qu'une série d'ennemis moins génériques piqués aux petits camarades comme Grodd ou, pourquoi pas, l’Épouvantail rendrait peut-être plus justice au héros qu'un mec qui répond au téléphone en pleine attaque et qui a deux lignes de dialogue dans tout l'épisode. Le supporting cast est là mais n'est pas travaillé. On se doute que Grayson ne sera pas toujours présent mais il a plus de personnalité que n'importe quel autre ami de Midnighter. Je blâme aussi DC Comics qui permet certes plus de visibilité aux homosexuels mais semble freiner toutes ses créations puisque le problème est généralisé sur la plus part des nouveaux super-héros que DC You devait mettre en avant.

Midnighter-005-CoverMidnighter #5

DC Comics • Par Steve Orlando & Stephen Mooney • $3.99
Midnighter est une série plaisante à lire... pourtant il ne s'y passe rien. Les personnages stagnent. L'intrigue stagne. Le lecteur risque de s'ennuyer. Je m'ennuie déjà. La concurrence est forte et ne laisse pas la place aux séries seulement plaisantes. Le budget ne le permet pas. Du coup, malgré les bonnes intentions de Orlando et l'espoir de voir une bonne série consacrée au héros chez DC, je vais abandonner la série... Pour le moment ?

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