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Secret Empire #5

Nous sommes maintenant à la moitié de Secret Empire, et ce cinquième numéro accélère les choses. Non pas que l'excellente saga de Nick Spencer et Andrea Sorrentino en avait besoin, mais là, ça va très mal... 

Avant de parler du numéro en lui-même, je pense qu'il est quand même important de râler un peu. Pas seulement parce que ça hydrate (vous verriez Noisybear, il a tellement douce!), mais aussi parce que je trouve que Marvel retombe un peu dans ses vieux travers lors d'events. Alors que les derniers nous avaient habitué.es à ne devoir lire que la série principale pour tout avoir, avec des titres annexes qui développaient l'univers, là, on a carrément des ellipses qui sont traitées dans d'autres titres. Par exemple, nos héros sont à la recherche de fragments du cube cosmique qui a modifié Steve Rogers. Si certaines recherches sont clairement montrées, d'autres sont seulement racontées (avec beaucoup de talent), et il faudra lire un one-shot pour voir cette scène. En soi, ça n'est pas important vu que la série se concentre plus sur les héros et Steve Rogers que sur la quête. Mais quand on voit le rôle que prend Emma Frost, qui n'avait pas été mentionnée jusque là hormis dans un tie-in et un résumé en début de numéro, c'est dommage. On aurait peut-être pu faire autre chose pour moins laisser cet arrière goût de manque...

Comme dit précédemment, les héros cherchent les fragments de cube, et leur quête ne donne rien. Alors que désespoir gagne du terrain, Steve Rogers va lancer une étape cruciale de son plan contre la Résistance... Alors que les précédents numéros restaient assez posés, celui-là accélère l'intrigue, jusqu'à une fin qui laisse sur le cul. Le casting immense de la série n'effraie pas Spencer qui donne de la place à tout le monde, entre le plan de Black Widow, la recherche des fragments, Steve Rogers, ou même ses nouveaux Avengers. Chaque groupe a sa sous-intrigue, des développements, et réussir à rentrer tout ça en une trentaine de pages sans rendre ça indigeste est la preuve que l'auteur est vraiment bon.

On retrouve tout ce qui fait son style, à savoir un mélange parfait entre humour, ultra-violence (Hercule qui se bat donne des frissons !), des dialogues toujours naturels et réussis, et un amour pour les losers. Confier la narration à Scott Lang n'est pas anodin, vu que c'est typiquement le genre de personnage qu'il adore, et ça donne au numéro un pafait équilibre entre l'horreur de la situation et des blagues bien senties. Tout va mal, les ennemis attaquent sans relâche (et cette dernière page rend impatient de lire la suite), mais il y a tellement de résistance que la série se dévore.

On commence à comprendre un peu plus les motivations de chacun, entre un Tony qui prend un rôle de héros porteur d'espoir qui n'est pas forcément habituel pour lui, les Avengers version Hydra, ou même une Black Widow qui risque bien d'avoir la solution à toute cette histoire. La série ne déçoit pas et fait progresser aussi bien son intrigue que ses personnages, et ça promet pour le prochain numéro qui devrait être incroyable.

Et comme toujours, c'est beau, c'est magnifique, c'est Andrea Sorrentino. L'artiste a un numéro plus posé mais arrive quand même à lâcher des compositions magnifiques, notamment avec des doubles pages toujours somptueuses. A côté de lui, Joshua Cassara et Rod Reis font un travail correct, mais c'est vraiment l'artiste principal qui vole la vedette.

Secret Empire #5

Marvel Comics • Par Nick Spencer, Andrea Sorrentino, Joshua Cassara & Rod Reis • $4.99
Nick Spencer ne délaisse pas du tout ses personnages, et prend son temps pour construire une histoire tentaculaire. Arrivé à la moitié, on peut dire que Secret Empire ne déçoit pas pour l'instant. La suite se devra d'être au même niveau...

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