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Wonder Woman #25

Ce numéro 25, plus long que d'habitude, met surtout un terme au run de Greg Rucka qui a grandement modifié l'histoire de Wonder Woman au sein de la continuité actuelle de DC Comics. Aidé de Liam Sharp et de Bilquis Elevy aux dessins, il dit "au revoir" à l'amazone et ses compagnons.

Faisons le bilan de ces 26 épisodes de Wonder Woman par Greg Rucka : c'était génial. L'auteur a voulu ramené l'essence qu'avait injecté George Perez à l'amazone à son époque, oubliant ainsi les errements passés. Et, justement, c'est cette volonté de réécrire l'histoire qui est le problème de tous ces épisodes. Il y a une sensation que tout a stagné car toute l'histoire n'est finalement qu'un retcon qui a permis à Rucka de faire cohabiter sa vision de Wonder Woman avec ce qui avait été écrit avant.

Le problème est que dans ce dernier épisode, il y a des choses qui semblent ne pas coller avec ce que Brian Azzarello et Meredith Finch nous ont montré comme le rôle des Dieux. Ces petites manques donnent quand même à ce run un aspect "Elseworlds" à l'histoire de Rucka qui fera d'ailleurs un omnibus formidable à relire d'une seule traite.

Le scénariste semble être conscient de cela et il implique alors la Justice League dans ce dernier épisode replaçant ainsi l'histoire dans la continuité actuelle de DC Comics avant de retourner voir les personnages que nous avons suivi durant cette saga. Bien évidemment, le climax est le tête à tête entre Veronica Cale et Diana qui ouvre une porte pour les prochains scénaristes - mais qui ne vont pas dans cette direction.

Enfin, le scénariste installe de manière définitive la relation entre Diana et Steve. S'ils s'étaient échanger des mots doux et un baiser auparavant, ici, les deux personnages décident qu'il est temps de passer aux choses sérieuses. Je trouve cette manière de faire bien mieux pensée que dans le film où Steve devient l'homme qui met une amazone dans son lit. Ici, ce sont deux adultes consentants qui ont envie l'un de l'autre. Finalement, cette manière de terminer son run fait sens puisque la relation (pas forcément amoureuse d'ailleurs) entre les deux est au centre des 25 épisodes qui viennent d'être publiés.

Si Nicola Scott est la grande absente de ce final, la partie graphique est tout simplement magnifique. Elle est laissée aux deux autres artistes qui ont travaillé depuis le début avec Rucka. Liam Sharp s'occupe de la partie "super-héros" alors que Bilquis Evely est en charge des rapports humains. Chacun maîtrise sa partie et le changement de l'un à l'autre est justifié et pas déconnant.

Wonder Woman #25

DC Comics • "Perfect" par Greg Rucka, Liam Sharp & Bilquis Elevy • $3.99
Aucune tristesse à avoir, Rucka nous offre un final qui donne l'impression d'avoir une oeuvre complète qu'on pourra lire et relire. Bien évidemment, si nous avions la sensation que les auteurs qui vont suivre ce que Rucka a fait, cela serait rassurant mais ce n'est pas encore l'heure de critiquer tout cela.

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