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Comics de la semaine : Marauders #4, Ice Cream Man #31, et plus

Critiques rapides de comics en V.O. que la Mighty Team a lu parmi ceux sortis entre le 12 et le 27 juillet 2022.
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Image : Marvel Comics - Graphisme : Noisybear

Chaque semaine, nous sélectionnons parmi les comics que nous avons lus ceux qui nous ont marqué et qui méritent qu'on en parle.


Batman/Superman: World's Finest #5

De Mark Waid, Dan Mora, Tamra Bonvillain et Aditya Bidikar • DC Comics

Batman/Superman: World's Finest #5

Critique par Noisybear

Mark Waid est un nerd ! Nous le savions déjà, mais il nous le montre encore et encore. Ainsi, il prend un malin plaisir à réaliser ses fan fictions mélangeant les personnages, les emmenant de lieux mythiques en lieux mythiques, et usant d'objets cultes. Bien qu'il emmène tout cela de manière compréhensible, son histoire est encore plus fun lorsque nous avons toutes les références. Et puis, tout semble possible pour le scénariste avec une telle équipe créative. Tout y est très beau !

Batman: The Knight #7

De Chip Zdarsky, Carmine Di Giandomenico, Ivan Plascencia et Pat Brosseau • DC Comics

Batman: The Knight #7

Critique par Noisybear

Si l'épisode est assez fun et se lit sans peine, j'ai un peu l'impression que Chip Zdarsky se perd un peu. J'imagine que tout cela prendra sens lorsque nous aurons le tableau complet. En tout cas, je reste sur mon idée que Batman: The Knight est une introduction à son run sur la série solo Batman, mais il en profite aussi pour détailler certaines histoires déjà évoquées.

En tout cas, je reste déçu par cette maxi-série qui commençait terriblement bien. Là, mon intérêt pour elle s'effrite d'épisode en épisode.

Captain America: Symbol of Truth #3

De Tochi Onyebuchi, R.B. Silva, Zé Carlos, Jesus Aburtov et Joe Caramagna • Marvel Comics

Captain America: Symbol of Truth #3

Critique par Noisybear

La direction prise par le titre est assez intéressante. Sam Wilson doit marcher sur des œufs constamment parce que chacune de ses actions peut créer des frictions diplomatiques qui auront de lourdes conséquences. De fait, le personnage est plus froid et moins sanguin. L'âme de la série est clairement Falcon qui se laisse mener par instinct sans ce soucier des conséquences.

L'enquête, qui semblait un peu s'éparpiller, converge à nouveau en fin d'épisode. Ce rythme est assez plaisant tellement il rassure sur les intentions du scénariste Tochi Onyebuchi.

Deadly Class #54

De Rick Remender, Wes Craig, Lee Loughridge et Rus Wooton • Image Comics

Deadly Class #54par Noisybear

Rick Remender continue de faire de Deadly Class un œuvre à la fois autobiographique et cathartique. Pour le fan de Fear Agent que je suis, il est impossible de ne pas relever la référence. Ce regard parfois cynique, parfois nostalgique, mais terriblement mature sur l'évolution de la vie est fort plaisant.

Côté histoire, nous venons de faire un bond de 8 ans dans le futur. Nous retrouvons une figure connue, et nous apprenons comment Brandy a évolué depuis le précédent épisode. Bien que Remender n'ait pas pu l'anticiper en lançant Deadly Class, il semble avoir trouvé dans l'actualité récente (l'arrivée de Trump au pouvoir, et la montée de l'extrême-droite) une manière de conclure sa série comme elle a commencé, avec une critique acerbe des Etats-Unis. Il est même possible qu'il fasse en sorte que Marcus parvienne cette fois à éliminer un Président des Etats-Unis, qui sait ?

Grim #3

De Stephanie Phillips, Flaviano, Rico Renzi et Tom Napolitano • BOOM! Studios

Grim #3

Critique par Noisybear

Alors que Seven Secrets est terminé et que Once & Future lui emboîte le pas, BOOM! Studios parvient à me les faire oublier avec cette nouvelle série. Grim est vraiment une merveille dans laquelle Flaviano s'éclate visuellement, ses dessins sont sublimés par la colorisation de Rico Renzi, et Stephanie Phillips écrit une histoire passionnante.

Si le mystère s'épaissit et que de nouveaux protagonistes font leur entrée, l'aventure continue de plus belle avec des scènes spectaculaires et des idées de mise en scène sensationnelles.

Harley Quinn #17

De Stephanie Phillips, Riley Rossmo, Ivan Plascencia et AndWorld Design • DC Comics

Harley Quinn #17

Critique par Noisybear

Harley et les autres ont découvert la véritable identité de Verdict. Maintenant, la question est de savoir où elle est et comment l'arrêter sans bousiller l'esprit d'équipe.

Si l'histoire est passionnante, les deux forces du récit résident à la fois dans la manière qu'a Stephanie Phillips a d'écrire Harley et Kevin, et dans les dessins de Riley Rossmo. Visuellement, l'épisode est assez flou. D'autant plus que la scénariste réserve à l'artiste une scène de boxe où tout est possible.

House of Slaughter #7

De James Tynion IV, Sam Johns, Letizia Cadonici, Miquel Muerto et AndWorld Design • BOOM! Studios

House of Slaughter #7

Critique par Noisybear

Je ne comprends pas trop où va cette histoire. Sur les deux épisodes de cet arc, j'ai l'impression que Sam Johns veut plus focaliser sur les récits d'horreur qui sont rapportées à Edwyn qu'à l'intrigue qui emmène le personnage partir loin de la Maison.

En tout cas, la relation qu'entretient Edwyn et son "totem" est assez intéressante, et le développement des deux est hors-norme. Mais, cela n'empêche pas qu'il y a une impression que Johns se perd un peu dans ce qu'il veut raconter.

Ice Cream Man #31

De W. Maxwell Prince, Martin Morazzo, Chris O'Halloran et Good Old Neon • Image Comics

Ice Cream Man #31

Critique par Noisybear

Toine Reynolds m'a envoyé un message pour me prévenir : vu le contexte, la lecture de l'épisode allait être épouvante pour moi. J'ai pris le temps avant de lire l'épisode parce que je lui faisais confiance. Je comprends pourquoi il a fait ça. Il a eu raison : l'épisode est terriblement beau avec un message fort sur une forme héritage, le fait qu'à un moment donné de notre vie, ce soit nous les enfants qui nous inquiétons pour les parents. Cette transmission naturelle est mise en forme de poème qui appuie sur les beaux moments, et ceux beaucoup durs de la vie.

Ironie des choses, la fin qui parvient à faire couler de nombreuses larmes est nettement moins horrible, violente et cruelle que la vraie vie.

Iron Man #21

De Christopher Cantwell, Angel Unzueta, Frank D'Armata et Joe Caramagna • Marvel Comics

Iron Man #21

Critique par Noisybear

J'aime beaucoup la série Iron Man de Christopher Cantwell. Ce côté décompressé - donnant la sensation qu'il faut mieux lire en album - n'est pas dérangeant tellement la construction est folle. Les personnages sont bien développés et les situations prennent leur temps afin d'être vraiment marquantes. La série suit ainsi son propre rythme, mais ce qui se passe est marquant.

Dans cet épisode, Iron Man combat un marchand d'armes qui vient perturber un avion de ligne. Tout ceci est classique, mais le contexte d'un Tony Stark moralement affaiblit donne ce petit twist qui rend ce combat agréable.

Néanmoins, je suis moins emballé par les dessins d'Angel Unzueta qui tente de prendre exemple sur Cafu. Son style manque de rigueur et de précision pour y parvenir. Heureusement, cela ne gâche pas la lecture.

Knights of X #4

De Tini Howard, Bob Quinn, Erick Arciniega et Ariana Maher • Marvel Comics

Knights of X #4

Critique par Noisybear

Parfois, Tini Howard se laisse trop emporter par la situation. Elle écrit alors des scènes qui semblent brouillonnent dès lors qu'on a oublié tel ou tel détail apparu dans les précédents épisodes. C'était un peu le cas sur l'épisode 3. Par contre, d'autres fois, Tini Howard oublie la situation et fait parler ses personnages, ce qui rend le tout véritablement magique.

Ce quatrième épisode montre ces deux facettes de l'autrice, le début est but de décoffrage - ce qui semble normal au vu de la situation, puis l'intrigue se met en pause afin de focaliser sur les personnages. Certaines références vont paraître obscures à quiconque qui ne connaît pas Kylun ou les autres "Knights of X", mais pour le fan que je suis, c'est vraiment sensationnel.

La romance qui débute dans cet épisode pourrait devenir intéressante sur le moyen-long terme parce qu'elle vient élégamment saboter ce que Gerry Duggan nous teasait dans la série Marauders. Autant dire qu'un triangle amoureux se prépare, et c'est chouette !

La révélation sur Bei est aussi assez intéressante pour le futur.

Marauders #4

De Steve Orlando, Eleonora Carlini, Matt Milla et Ariana Maher • Marvel Comics

Marauders #4

Critique par Noisybear

L'équipe du Marauders trouvent ce qu'elle est venue chercher, mais les réponses ne sont pas satisfaisantes. J'avoue que l'histoire du "premier sang coulé" me laisse un peu sur ma faim, le flashback ne parvient pas à faire frissonner. En tout cas, il répond pleinement aux questions posées sur le Kin Crimson et la raison d'être du secret.

L'histoire de Steve Orlando n'est pas finie. Il y a des questions qui restent posées, mais, avec la scène finale, je pense commencer à voir où cela pourrait aller. En plus de ça, le scénariste - un peu trop fan des comics des années 90 - se fait plaisir en faisant revenir un personnage que nous avions perdu de vue depuis un moment alors que sa présence sur Krakoa aurait été intéressante bien avant.

Miles Morales: Spider-Man #40

De Saladin Ahmed, Alberto Foche, David Curiel et Travis Lanham • Marvel Comics

Miles Morales: Spider-Man #40

Critique par Noisybear

Spider-Man et Shift sont toujours dans un futur alternatif dystopique où Selim a pris le contrôle. Ce dernier fait enfin une réelle apparition. Il n'est pas plus développé qu'avant, mais sa présence devient alors tangible. En tout cas, l'action et le rythme général sont rudement bien menés. Sans rien révolutionner, Saladin Ahmed écrit des histoires passionnantes à suivre et toujours très agréables.

New Mutants #27

De Vita Ayala, Rod Reis, Jan Duursema, Ruth Redmond et Travis Lanham • Marvel Comics

New Mutants #27

Critique par Noisybear

N'importe quel fan de Magik devrait adorer cet arc ! Vita Ayala confronte la mutante à ses peurs et ses faiblesses dans une sorte de conte sombre et démoniaque. Il y a plein de bonnes idées qui permettent à Rod Reis de s'éclater en tenant ses crayons.

J'aime aussi beaucoup le travail de Vita Ayala, notamment dans cette capacité de casser une structure afin d'apporter de la folie à sa narration. Concrètement, cet épisode présente deux flashbacks dessinés par Jan Duursema alors que les précédents n'en comptaient un seul. Il y a un intérêt à ça, mais cela casse une certaine routine, ce qui fait assez plaisir.

Nightwing #94

De Tom Taylor, Geraldo Borges, Adriano Lucas et Wes Abbot • DC Comics

Nightwing #94

Critique par Noisybear

Lorsque Bruno Redondo ne dessine pas (il est remplacé par l'excellent Geraldo Borges), Tom Taylor propose des épisodes de transition qui permettent aux rouages de s'emboîter afin de préparer la suite des événements. En tout cas, tout se lit très bien, et les vilains de Blüdhaven gagnent réellement en profondeur.

Pearl #3

De Brian Michael Bendis, Michael Gaydos et Joshua Reed • Dark Horse

Pearl #3

Critique par Noisybear

Cet épisode est une expérimentation visuelle ; Michael Gaydos semble vraiment s'éclater. Malheureusement, il s'amuse plus à dessiner que nous à lire. En effet, l'épisode est inutilement bavard. Certes, Brian Michael Bendis nous y a habitué (et il a fait pire), mais il manque de symphonie qui rendrait le tout palpitant à lire. L'histoire fonctionne, les idées sont bonnes, mais le flot de lecture est gâché par ce manque de blabla parfois indigeste.

Power Rangers #21

De Ryan Parrott, Marco Renna, Walter Baiamonte, Sara Antonellini et Ed Dukeshire • BOOM! Studios

Power Rangers #21

Critique par Noisybear

Ryan Parrott focalise beaucoup sur Journey, la petite fille qui accompagne Trini et Zack. Vu qu'elle grandit assez rapidement, je me demande s'il ne prévoit pas de la faire devenir par la suite un Omega Ranger.

Pendant ce temps-là, Jason donne un coup de main à Andros, mais cela va certainement se retourner contre lui. J'avoue ne pas tout comprendre les tenants et aboutissants vu que je n'ai pas lu Shattered Grid. Cela fonctionne pourtant très bien.

Public Domain #2

De Chip Zdarsky • Image Comics

Public Domain #2

Critique par Noisybear

Chip Zdarsky continue à développer son univers en ajoutant de nouveaux personnages et en apportant de nouvelles voix. L'épisode fonctionne très bien, toujours avec cette tonalité très "indie" reposant essentiellement sur les dialogues. Zdarsky s'éclate un maximum avec des échanges ciselés et un humour assez fin qui dynamise le tout.

Pour moi, le moment essentiel de l'épisode réside dans le moment où Syd Dallas rentre chez lui et trouve la note de sa femme sur le frigo. Clairement, cela apporte du mélodrame, mais cela est réalisé avec simplicité ce qui fait que l'émotion monte bien avant ce sublime échange entre le créateur de comics et son épouse.

Rogue Sun #6

De Ryan Parrott, Abel, Natalia Marques et Becca Casey • Image Comics

Rogue Sun #6

Critique par Noisybear

Cet épisode semble terminer le premier arc de la série. Si je trouve que Dylan a évolué un peu trop rapidement, il a vécu une histoire qui l'a véritablement marqué. Ryan Parrott ne ménage vraiment son personnage. Ce dernier se retrouve avec une crise familiale inattendue, il a perdu complètement ses repères, et il s'effondre. Oui, le fait qu'il se mette à protéger les innocents est un peu brutal, mais le reste a vraiment été bien géré.

Something is Killing the Children #25

De James Tynion IV, Werther Dell'Edera, Miquel Muerto et AndWorld Design • BOOM! Studios

Something is Killing the Children #25

Critique par Noisybear

Pour le vingt-cinquième épisode de la série, James Tynion IV, Werther Dell'Edera et Miquel Muerto nous réservent un numéro plus long que d'habitude et, surtout, un moment de crise pour Erica. Les personnages autour de l'héroïne sont de plus en plus développés (j'adore Gabi) et la situation autour du monstre s'empire.

La fin de l'épisode va encore plus loin dans le dramatique... Erica perd tous ses repères se retrouvant devant une menace terrifiante qu'elle ne pourra certainement pas arrêter tout de suite.

Superman: Son of Kal-El #13

De Tom Taylor, Nicole Maines, Clayton Henry, Marcelo Maiolo, Matt Herms et Dave Sharpe • DC Comics

Superman: Son of Kal-El #13

Critique par Noisybear

L'introduction de Dreamer [super-héroïne vue dans la série TV Supergirl - NdR] est quelque peu étrange. Par contre, l'épisode est très intéressant puisqu'il apporte une vision futuriste inquiétante, tout en donnant une lueur d'espoir.

(Par contre, je ne comprends pas comme Dark Crisis vient s'intercaler dans tout ça.)

Si les dessins de Clayton Henry sont plutôt jolis, je ne suis pas du tout fan de la colorisation choisie.

Teenage Mutant Ninja Turtles #131

De Sophie Campbell, Pablo Tunica, Ronda Pattison et Shawn Lee • IDW Publishing

Teenage Mutant Ninja Turtles #131

Critique par Noisybear

Cet épisode fait écho au one-shot sur Armageddon Game. Il permet surtout à Sophie Campbell de sortir de Mutant Town et de retourner à la nature même des Tortues Ninja.

La scénariste sait aussi travailler d'une bien belle manière ses personnages. Ici, elle les projette dans un monde onirique où ils doivent affronter des visions d'horreur. Le tout est superbement illustré par Pablo Tunica qui a un style s'inspirant d'estampes japonaises, un très bon choix artistique vu le contexte.

The Variants #2

De Gail Simone, Phil Noto et Cory Petit • Marvel Comics

The Variants #2

Critique par Noisybear

Finalement, l'intrigue des variantes n'est pas au centre de l'histoire. Il s'agit d'un moyen de brouiller les pistes d'une enquête policière particulièrement tordue.

L'humour injecté par Gail Simone et les dessins très inspirés de Phil Noto sont deux très bons arguments pour vous inciter à lire cette mini-série.

Venom #9

De Al Ewing, Bryan Hitch, Andrew Currie et Alex Sinclair • Marvel Comics

Venom #9

Critique par Noisybear

J'ai comme l'impression que Bryan Hitch a du mal à suivre la cadence et les délires d'Al Ewing. Il présente de gros moments de faiblesse, notamment sur la dernière page. Par contre, le scénariste le fait vraiment sortir de sa zone de confort, ce qui peut aussi expliquer que l'artiste est plus hésitant.

Côté histoire, nous nous doutions du rebondissement final. Par contre, faire la révélation de la sorte est vraiment malin. En terme d'exercice de style, Ewing est assez proche de ce qu'il faisait sur une partie d'Immortal Hulk même si ce n'est pas aussi excellent. À vrai dire, toute son histoire est trop perchée pour parvenir à atteindre le même niveau de qualité. En tout cas, le titre reste intrigant.

Wolverine #23

De Benjamin Percy, Adam Kubert, Frank Martin et Cory Petit • Marvel Comics

Wolverine #23

Critique par Noisybear

L'arc avec Deadpool se termine. C'était plutôt fun. Par contre, le travail sur Danger est vraiment excellent. Bien évidemment, il faut coupler cela aux récentes révélations faites sur le personnage dans la mini-série Sabretooth pour que cela fonctionne encore mieux.

Adam Kubert, lui, s'éclate vraiment : Percy lui propose de dessiner un truc à la fois rétro, violent, moderne, bourré d'action et de moments forts. Il assure du début jusqu'à la fin !