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Un démarrage fulgurant pour King in Black, le nouvel event de Marvel Comics

En cette fin d'année, les events s'enchaînent chez la Maison des Idées... mais ne se ressemblent pas.
Un démarrage fulgurant pour King in Black, le nouvel event de Marvel Comics
Image : Ryan Stegman, JP Mayer, Frank Martin et Clayton Cowles (Marvel Comics)

Les publications de Marvel Comics ont été marquées cette année par un trois gros events : Empyre, X of Swords, et King in Black qui démarre cette semaine couvrant la majorité des publications de septembre à décembre. Cela paraît lourd, je le conçois parfaitement. Maintenant la réalité du marché - encore plus depuis le début de la pandémie - oblige les éditeurs de miser sur des sorties régulières d'albums de cet acabit qui peut intéresser son lectorat qui ne se rend pas dans les comic shops. Ces sagas auto-contenues - ou presque - sont en effet pensées pour être plus accessibles sur le démarrage évitant d'être frustrant pour celle ou celui qui n'a pas suivi les séries régulières impliquées.

Autant dire que Donny Cates remplit ce contrat expliquant la situation rapidement dans quelques cases avant de se lancer dans l'action. Et pour le coup, il ne perd pas de temps. En même temps, vu que ce qui arrive est étroitement lié à Absolute Carnage, un autre event, il peut se permettre de moins ménager le lectorat. D'ailleurs, franchement, sans avoir lu la série régulière Venom, les deux sagas s'enchaînent plutôt naturellement.

Cela ne veut pas dire que le lectorat du titre sur Eddy Brock n'est pas récompensé mais, finalement, c'est dispensable de savoir à quel moment le plan des Avengers a été conçu même si ça fait plaisir d'avoir vu ce moment.

Quoiqu'il en soit, Donny Cates est dans l'efficacité. Il ne perd pas de temps, tout va très vite nous balançant des scènes extraordinaires toutes les trois pages tout en mettant en danger les supers de la Terre à chaque instant.

Là où on pouvait penser que King in Black allait être une redite d'Empyre - après tout il s'agit d'une deuxième invasion extra-terrestre qui se déroule à deux mois d'intervalle, Cates évite justement de répéter les mêmes choses. Ici, pas de politique, ici, les surprises ne sont pas sur les enjeux mais sur le final de ce premier épisode qui nous emmène sur quelque chose d'inattendu avec déjà de nombreuses pertes.

Cates semble ainsi s'amuser à détourner les codes des events - avec la reprise d'une certaine scène que n'importe quel fan de Marvel connait - faisant de ce premier numéro quelque chose d'unique et d'engageant. Il reste le problème principal : Knull a un charisme d'huître ouverte dont le seul but est d'être méchant.

L'autre soucis vient de la partie visuelle que je trouve décevante. Ryan Stegman est très en forme au début avec des plans incroyables... Mais, son trait semble perdre en énergie et en précision sur la deuxième moitié. J'espère que cela reviendra à la normale sur les prochains numéros, ça serait dommage.

Critique de King in Black #1

Couverture de King in Black #1
King in Black #1
De Donny Cates, Ryan Stegman, JP Mayer, Frank Martin et Clayton Cowles
Marvel Comics

Donny Cates a décidé de ne rien faire comme les autres. Et tant mieux, je n’avais pas trop envie de lire une redite de Empyre. La promesse tenue par ce nouvel event est énorme tout en étant un exemple même d’efficacité et de grand spectacle.