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Venom 1

Sacrifiés

À l'occasion du début de Fresh Start en France, nous vous proposons les critiques des périodiques édités par Panini Comics, lesdits "soft covers". Nous continuons avec une revue que nous vous conseillons de suivre : Venom.

Venom 1

Panini Comics • 7€50

Contient les épisodes U.S. de Venom (2017) #155, Venom (2018) #1, Venom (2018) #2, Edge of Spider-Geddon #1, Edge of Spider-Geddon #2 et Venomverse War Stories #1.

Venom

Par Donny Cates & Ryan Stegman

La nouvelle série solo de Venom est ce qui nous pousse à vous inviter à lire cette revue. En effet, la série de Donny Cates est incroyablement passionnante à lire pour plein de raisons. Tout d'abord, le scénariste gère parfaitement sa narration : il installe un mystère qui épaissit rapidement mais répond à quelques interrogations pour ne pas frustrer son lectorat. Il donne aussi une voix à Eddy Brock et une autre à son symbiote. Les deux se parlent, ne s'écoutent pas forcément mais cela permet au scénariste de jouer avec les points de vue. On sait aussi par ce biais à quel moment l'un à le contrôle sur l'autre. La menace qui apparaît ici est incroyablement dangereuse, elle est étonnante autant par sa forme, par sa motivation que par ses origines. Cates s'amuse aussi avec le passif de Venom - différents hôtes, différents ennemis - tout en arrivant à le lier à un autre élément majeur de l'univers Marvel. Tout est amené avec logique et intelligence, à aucun moment, on se dit que c'est too much ou pas crédible. Enfin, les dessins de Ryan Stegman sont fabuleux. Le dessinateur ne semble plus singer Todd McFarlane ou Greg Capullo, son style lui devient de plus en plus personnel. Lire la critique complète ->

Venom

Par Donny Cates & Ryan Stegman

La rencontre entre Eddy Brock et les "amis" de Rex ne s'est pas terminée comme le premier l'aurait souhaité, sans compter que cela a libéré un monstre symbiotique en plein milieu de New-York. Donny Cates nous révèle d'avantage le passé du symbiote au Viet-Nam et comment Rex a été enrôlé de force par le S.H.I.E.L.D. L'histoire ne déçoit toujours pas et les dessins de Ryan Stegman sont encore une fois exceptionnels.

Edge of Spider-Geddon

Par Jed MacKay & Gerardo Sandoval

Voici l'introduction à Spider-Geddon qui est la suite du déjà mythique Spider-Verse. Marvel a décidé de servir un petit amuse-gueule en 4 parties dont chacune focalise sur un personnage en particulier. Nous commençons avec Spider-Punk qui vit dans un monde où tous les supers sont des punks. C'est bas du front et pas forcément très intéressant même si Jed MacKay met les formes au niveau de l'histoire. Pour moi, le pire c'est de supporter les dessins de Gerardo Sandoval, cela fait vraiment tâche après les somptueux dessins de Stegman. Mais ce n'est pas le pire boulot du dessinateur, même s'il y a des pages indigestes, d'autres sont plus classes.

Edge of Spider-Geddon

Par Lonnie Nadler, Zac Thompson & Alberto Alburquerque

Ce numéro s'intéresse à Peni Parker, la pilote de SP//dr, que nous avons vue récemment dans le film d'animation Into The Spider-Verse. Si l'histoire est plutôt intéressante avec une immersion dans un monde véritablement différent du notre et un peu fou, les dessins de Alberto Alburquerque ne collent pas vraiment à l'ambiance même s'ils sont chouettes. Il aurait fallu quelque chose de plus manga que comics indépendant. Sinon Lonnie Nadler et Zac Thompson forment un duo de scénariste très intéressant mais je trouve dommage que leurs idées soient aussi mal exploitées par Marvel qui leur collent sur des projets éditorialement douteux - voire casse-gueule.

Venomverse War Stories

Par Declan Shalvey

Venomverse War Stories est à la base un titre anthologique dans lequel plusieurs auteurs et autrices y dévoilent les Venom d'autres dimensions, d'où le titre Venomverse. Dans ce premier numéro de la revue estampillée Fresh Start, Panini Comics décide de publier l'histoire écrite et dessinée par Declan Shalvey dans laquelle Venom a trouvé comme hôte nul autre que Frank Castle. Si cela fait sur papier fan-service, dans les faits l'auteur trouve le ton juste pour créer un petit sentiment de satisfaction de l'avoir lu. Ce n'est pas très original mais, ça a le mérite d'être sympathique à lire et, surtout, très beau.