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Aliens: Dead Orbit #1

Croyez-vous au coup de foudre ? Parce que quand Dark Hors décide de sortir une mini-série dans l'univers d'Alien, en laissant carte blanche à James Stokoe qui gère tout dans le numéro, j'y songe beaucoup. Aliens: Dead Orbit, dans l'espace personne ne vous entendra dessiner comme un dieu.

Je suis fan de la saga Alien depuis que je suis jeune, et fan de James Stokoe depuis que je suis moins jeune. Le dessinateur, qui mélange manga, comics et un sens du détail tout bonnement incroyable, était fait pour s'attaquer au mythe crée par Ridley Scott et H.R. Giger. Dark Horse Comics a donc décidé de lui laisser toute la liberté qu'il veut, et il assure le dessin, les couleurs, l'encrage, l'histoire, bref, c'est un fan qui parle de l'univers qu'il aime.

Pas grand chose de fou au niveau du scénario, mais le propos n'est pas là. On aura juste l'équipage d'une station de la Weyland-Yutani qui va enquêter sur une autre station orbitale qui ne répond plus aux signaux, et devinez quoi... Stokoe place son récit à la fois avant et après l'attaque du monstre, ce qui amène une curiosité bienvenue.

Par contre, on ne sera pas forcément surpris dans les flashbacks de voir le héros malmené, puisqu'on sait qu'il s'en sortira (sauf s'il a un œuf dans le bide, mais ça c'est autre chose). Pourtant, le titre marche remarquablement bien: si on ne s'inquiète pas pour le personnage principal (comme dans TOUS les films Alien), le sort du reste de l'équipage suscite une inquiétude et une forme d'excitation à l'idée de les voir se faire massacrer. Beaucoup d'éléments de la mythologie sont là (la Weyland-Yutani, la cryostase, les aliens qui sortent), et c'est une introduction parfaite pour le lecteur. Tout est là, on n'est pas vraiment surpris mais c'est fait avec tellement d'amour que ça marche.

Et puis rien que pour les pages de James Stokoe, vous devez craquer pour ce numéro. Le dessinateur fait des pages d'une richesse rare (il met Art Adams et Nick Bradshaw en PLS), presque en mouvement, et il sublime la créature de Giger. C'est bien simple, la première apparition du monstre (je vous laisse en découvrir la surprise) est un des meilleurs moments de l'année pour moi, dès juin. C'est référencé, on reprend les codes qu'on transcrit avec une énergie  folle (les influences mangas se sentent), et on comprend mieux pourquoi on a confié le titre à l'artiste.

Aliens: Dead Orbit #1

Dark Horse Comics • Par James Stokoe • $3.99
Je savais que j'allais aimer, mais à ce point... C'est la première fois depuis longtemps que je pousse des "wow" sur certaines pages, que je marche dans l'univers d'Alien (quoi que le dernier film était bon), bref, je retrouve la créature que j'aime, et je prends mon pied comme jamais. James, tu as toute ma confiance là.