The Mighty Blog

Doctor Star and the Kingdom of Lost Tomorrows #1

Le nouveau spin-off de Black Hammer

On n'arrête plus Jeff Lemire ! L'auteur est en train d'étendre l'univers de Black Hammer avec la nouvelle mini-série Doctor Star and The Kingdom of Lost Tomorrows. Après Dean Ormston sur la série principale et David Rubin sur Sherlock Frankenstein , le canadien s'associe avec Max Fiumara.

Jeff Lemire s'intéresse sur cette mini-série à Doctor Star, un héros qui a participé à la Seconde Guerre Mondiale. Comme avec Sherlock Frankenstein, l'auteur va jouer avec la chronologie de son univers : si la série se passe bien dans le présent, avec des héros fatigués et déprimés, Lemire n'hésite pas à faire des sauts dans le passé pour mieux nous expliquer leur évolution. Et comme sur le reste de des séries de cet univers, l'aspect familial est central.

On suit donc un héros usé et fatigué, qui revient sur les lieux de sa glorieuse jeunesse. C'est l'occasion pour Lemire de nous raconter les origines de son héros, James Robinson. Si ce nom vous rappelle un scénariste connu, ce n'est pas pour rien ; cette série est en quelques sortes un hommage au run de James Robinson sur la série Starman. Si la connaissance de la série n'est pas indispensable pour apprécier le titre (ce qui est mon cas), il se peut que les connaisseurs voient plusieurs références. Notamment dans le gestion de la relation père-fils, revisitée ici.

Ce numéro est donc une lecture très agréable, et l'aspect graphique n'y est pas pour rien. Les dessins de Max Fiumara sont vraiment réussis, donnant une vraie tonalité au titre. Encore une fois, l'auteur s'entoure d'artistes au style graphique affirmé et c'est une réussite. Évidemment, il est parfaitement accompagné par Dave Stewart, qui gère bien les différentes époques et ambiances de ce numéro.

Doctor Strange and the Kingdom of Lost Tomorrows #1

Dark Horse • Scénario : Jeff Lemire - Dessins : Max Fiumara - Couleurs : Dave Stewart - Lettrage : Nate Piekos • $3.99

La lecture de ce premier numéro m’a ravi. Jeff Lemire continue d’étendre son univers, avec cette ambiance réussie et cet hommage à l’histoire du comic book toujours aussi bien menée. On retrouve encore une fois un aspect familial fort, habituel chez l’auteur. Et la partie graphique du numéro est vraiment efficace.