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Doomsday Clock #4

Après un mois d'absence, Doomsday Clock, la maxi-série événement de Geoff Johns et de Gary Frank, revient là où on ne l'attend pas... On pourrait même se demander si le lecteur avait besoin de ce numéro qui ressemble d'avantage à un interlude.

En terminant ce quatrième numéro, je me suis demandé tout de même ce que Geoff Johns comptait réellement nous raconter. En effet, nous voilà face à la révélation sur les origines du nouveau Rorschach et nous ne savons pas trop quoi faire de cette révélation. Certes, cela permet à la fois de justifier le changement d'opinion de Adrian Veidt et de nous montrer comme le monde a changé après la fin de Watchmen. Mais, il est difficile de relier tout cela à l'intrigue principale qui est supposée montrer un lien entre ce monde et celui de New 52.

À ce sens, Geoff Johns maîtrise complètement sa narration : cette histoire aurait pu arriver bien avant mais le scénariste a préféré emmener en premier lieu Ozymandias et Rorschach dans l'univers de Batman et Superman afin d'apporter en partie au lecteur ce qu'il voulait.

Du fait de sa pause d'un mois afin de permettre à Gary Frank de finir ses planches convenablement - c'est un mal pour un gros bien, il est donc frustrant de lire cette histoire sur Rorschach alors qu'on aurait préféré que l'histoire autour de son voyage avec Ozymandias. Mais connaissant Geoff Johns, il y a une raison à tout cela. du coup, j'avoue être très intrigué de savoir où tout cela va vraiment.

Si je n'avais qu'un seul vrai reproche à faire à Doomsday Clock c'est que l'oeuvre est pédante, bien foutue mais pédante quand même. J'ai eu la une sensation que Johns faisait plus du remplissage pour justifier la forme que l'utiliser à bon escient. Oui, il fallait que cette suite (*sic*) de Watchmen conserve la même mise en page mais Johns ne l'utilise pas de la même manière, cela apporte une touche esthétique parfois au détriment de la narration. À ce jeu, Tom King maîtrise mieux cette mise en page tout en jouant avec la forme pour raconter une histoire et pas l'inverse. Du coup, l'oeuvre de Johns et Frank paraît prétentieuse - quelque part est l'est - plus qu'atypique.

Doomsday Clock #4

DC Comics • Scénario : Geoff Johns - Dessins : Gary Frank - Couleurs : Brad Anderson - Lettrage : Rob Leigh • $4.99

Difficile de savoir où Geoff Johns nous conduit. En tout cas, lui, il est dans la maîtrise et c’est à ce sens rassurant. Par contre, j’ai un peu l’impression qu’il essaie d’intellectualiser son oeuvre misant d’avantage sur la forme que sur le fond. Au petit jeu des comparaisons, c’est bien moins solide et attirant que Mister Miracle mais ça a le mérite d’être intéressant à lire et à découvrir.