The Mighty Blog

Midnighter & Apollo #1

Le couple terrible est de retour !

La série régulière Midnighter de Steve Orlando se terminait avec les retrouvailles du couple gay le plus emblématique des comics, Midnighter & Apollo. DC Comics propose la suite dans une mini-série, avec le même scénariste aux commandes et illustrée par Fernando Blanco.

Le couple Midnighter et Appolo est réformé et ils combattent ensemble le crime à leur manière. Il s'agit de l'opposé de ce que Marvel Comics propose avec Champions. Mais, Apollo prend conscience que son petit-ami est trop violent et qu'ensemble ils se laissent un peu trop emporté. Pendant ce temps-là, Henry Bendix refait son apparition, il a un plan pour faire en sorte que Midnighter le laisse tranquille.

On peut dire que Steve Orlando tente tout pour donner à ses héros la recette DC Comics. Ses deux héros vivent et défendent leur ville, Opale City, et paraissent comme des Dieux parmi les vivants. Il offre aussi à son duo un supporting cast, essentiel aux super-héros. Enfin, il y a une menace commune, liée au passé de l'un et capable de mettre le duo à genoux.

La recette est là mais il y a un arrière-goût de peut mieux faire. Il suffit de se concentrer sur le supporting cast pour voir qu'il est générique ; aucune grande personnalité et, même depuis Midnighter et ses (trop) nombreux dessinateurs ils changent de physique à leur convenance. Bendix manque cruellement de charisme. Il est méchant, point. L'idée du recrutement - permettant de faire un clin d'œil à l'histoire des LGBT chez DC - est excellente mais Orlando ne l'utilise que par soucis de forme. Je me rappelle d'une scène équivalente dans Wild C.A.T.s. d'Alan Moore qui permettait à la fois d'exposer la situation et le caractère de personnages.

Je me sens un peu sale de taper sur le scénario de Steve Orlando parce que le scénariste a un discours fort et une volonté affichée de faire de belles choses, pas seulement pour la diversité. Mais, l'exécution n'est pas géniale. Les scènes s'enchaînent sans réelle conviction et la situation finale n'est pas très intéressante. En tout cas, le cliffhanger des plus classiques qui soit n'est pas assez suffisant pour motiver la lecture de la suite.

Fernando Blanco a un trait brut qui fait varier les morphologies des personnages. En revanche, il dessine de nombreux détails. En plus, sa première double page est un exemple d'art séquentiel efficace. Si le trait peut dérouter, la narration est quant à elle très efficace.

midnighter-and-appolo-001-coverMidnighter & Apollo #1

DC Comics • Par Steve Orlando & Franco Blanco • $2.99
À l'instar de Midnighter, cette mini-série ne sera pas l'histoire du siècle. Il y a des enjeux mais l'ensemble fait très générique. Trop pour intéresser les gens qui ne sont pas fans des personnages principaux.