The Mighty Blog

New Avengers #31-32

On arrive à la fin de New Avengers, la fin des Illuminatis, la fin du monde, la fin de toute chose. Entre Stephen Strange qui va chercher celui qui mène le jeu, et une partie des Avengers qui vont chercher ceux qui mènent la destruction des univers, la mort est partout.

Faire (encore) une double critique pour les séries Avengers peut sembler paresseux, mais à la lecture, ça se justifie. Outre la double parution chaque mois, la série avance uniquement par à-coups, en donnant à chaque fois une énorme révélation à son lecteur, et de l'action autour. Le tout avance peu finalement, et je finis à chaque fois terriblement frustré... Le gros problème de ces numéros, c'est qu'ils concentrent tout ce que j'aime chez Jonathan Hickman : de l'action hors-normes, des enjeux colossaux, et de la science-fiction cosmiquo-horrifique, mais qu'après Secret Wars, je risque d'être en manque. En attendant, tournons-nous vers deux numéros qui révèlent beaucoup de mystères, et nous laissent bouche bée...

New Avengers (2013-) 031-000New Avengers #31

Marvel Comics • Par Jonathan Hickman & Kev Walker • $3.99.

Les ennemis des Illuminatis étaient tous des mystères depuis le début de la série. Si on a appris beaucoup sur les Prêtres Noirs, les Cygnes restaient mystérieuses, tout comme Rabum Alal, qui serait apparemment l'entité qui les dirigerait. C'est Stephen Strange, qui est devenu leader des Prêtres qui va aller tenter de le démasquer. C'est à peu près tout pour ce numéro, car hormis la révélation quant à l'identité de Rabum Alal, c'est surtout une démonstration des arts de combats mystiques de Strange.

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Ce n'est pas dérangeant à mon avis, car le numéro amène bien son effet de surprise, vu qu'on s'est fait balader par Hickman depuis le début d'Avengers, voire même bien avant. Par contre, il faut accepter le contrat de l'auteur, à savoir un numéro centré sur une révélation, et c'est tout. L'action est très impressionnante, la mise en scène est assez folle et la narration est très réussie en dépit de l'aspect pompeux qui aurait pu être présent, mais une fois qu'on apprend qui est Rabum Alal, il n'y a plus rien.

C'était un passage obligé, et je suis resté bluffé par l'ensemble, mais ce n'est pas un numéro qui vous fera aimer la série. Par contre, pour ceux qui sont impatients de savoir depuis le début, la surprise marchera probablement (en tous cas pour moi ce fut le cas), et Hickman réussit son pari. Le numéro représentait un pari risqué, mais il s'en sort parfaitement bien.

Avant de donner mon avis plus en détails sur la révélation, je tire mon chapeau à Kev Walker, qui rend la narration dynamique et intéressante. J'ai toujours un petit problème avec ses visages angulaires et ses traits marqués, mais ses scènes d'action sont toujours aussi folles, et la colorisation de Frank Martin est incroyable. Un très bon numéro, aussi bien dans son histoire que ses dessins.

Maintenant, on peut spoiler sur Rabum Alal ? C'est parti. C'est donc Doom qui est un des personnages principaux de toute cette histoire, et ce depuis des années. Je relis en ce moment le run d'Hickman sur les Fantastic Four pour vous en parler ici, et il avait déjà planté toutes les graines de ses séries Avengers. Je m'attendais plus à une version parallèle de Reed Richards, surtout que pour moi Black Swan est tout simplement une version alternative de Valeria Richards, mais ça a tout autant de sens. L'attachement de Doom pour celle qu'il considère comme sa fille est logique, mais sa ligne temporelle est encore plus embrouillée qu'avant. On l'avait quitté en compagnie de Molecule Man, et il semblerait qu'ils aient remonté le temps jusqu'à sa source, et construit une ligne de défense face aux Beyonders... Secret Wars ne m'a jamais semblé aussi loin, et je meurs de frustration !

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New Avengers (2013-) 032-000New Avengers #32

Marvel Comics • Par Jonathan Hickman & Mike Deodato • $3.99

Avant dernier numéro de New Avengers, qui se concentre sur l'équipe menée par Thor et Hyperion, partie enquêter à l'origine du problème des Incursions. Guidée par Strange, l'équipe va se frotter à...

Arrêtez la lecture si vous ne voulez pas vous spoiler les derniers rebondissements de la série, parce qu'aller plus loin serait risqué. Si jamais vous voulez un avis rapide : Deodato est en feu, Hickman écrit incroyablement bien ses personnages, et on finit estomaqué, pour rester poli. Achetez la série, et préparez vous pour Secret Wars qui va vous éclater la tête. On se retrouve après la pause culture.

Véga, également appelée Alpha Lyrae (α Lyrae / α Lyr) selon la désignation de Bayer, est l'étoile la plus brillante de la constellation de la Lyre. Vue depuis la Terre, il s'agit de la cinquième étoile la plus brillante du ciel, la deuxième de l'hémisphère nord juste après Arcturus. C'est une étoile relativement proche du Soleil, à 25,3 années-lumière de celui-ci. C'est aussi, en termes de luminosité intrinsèque, l'une des étoiles les plus brillantes du voisinage solaire avec Arcturus et Sirius.

Toujours là ? C'est à vos risques et périls maintenant. Comme l'image ci-dessous le rappellera aux lecteurs de Secret Wars (la toute première saga), l'équipe de Thor va se frotter aux Beyonders, et se faire proprement massacrer. Il fallait s'y attendre quand on connaissait la puissance d'un seul Beyonder, alors face à une horde...qsfqsfqsf

J'ai résumé toute l'action de l'épisode, et hormis ça, il ne se passe rien. Du coup, Hickman compense avec une narration irréprochable, portée notamment par un héroïsme constant. Ses héros ne reculent devant rien, prêts à tout pour sauver les univers, mais cela ne sera pas suffisant. On se croirait devant un épisode de Game of Thrones, notamment avec un "clin d'oeil appuyé", mais aussi dans la narration, complètement désespérée, mais toujours épique.

Le dialogue final entre Hyperion et Thor est un des meilleurs moments des personnages de ces dernières années, et prouve bien l'urgence de la situation. Secret Wars reste un événement encore très mystérieux, mais risque bien d'être complètement dingue : ça fait maintenant presque 70 numéros qu'on nous présente une menace implacable, et pourtant, Hickman réussit à rendre les enjeux encore plus importants à chaque fois. Maintenant, il a absolument tout qui est prêt pour un final qui sera une claque monumentale.

Deodato nous prépare en tous cas bien à cette claque, en restant impeccable dans ses batailles cosmiques. Il gère parfaitement son script pas forcément facile, et transmet l'héroïsme et la violence voulue sur chaque page. C'est comme toujours insolent de réussite. Le numéro refermé, on reste forcément sur sa faim, et on craint terriblement pour Secret Wars, sachant que la moitié des personnages sont déjà en mauvaises postures...

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