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Old Man Logan #1

Une des plus grandes sagas sur le mutant griffu revient, emmenée cette fois par Brian Michael Bendis et Andrea Sorrentino. Old Man Logan est de retour, dans le monde de Battleworld cette fois, et il est toujours très en colère, évidemment.

Old Man Logan est une de mes sagas préférées pour Wolverine, et très probablement une des meilleures choses publiées par Marvel ces dernières années. A l'annonce de la suite, j'ai eu un moment d'euphorie, avant de voir que c'était Bendis qui s'en occupait. Ses séries mutantes sont globalement très décevantes à mes yeux depuis des mois, je ne parlerai pas de ses Gardiens pour ne pas devenir vulgaire, et je ne le sentais pas capable d'écrire une série sur un personnage comme Logan. Il s'en était un peu servi durant ses séries Avengers, mais toujours avec Spider-Man pour contre-balancer, et j'avais peur de le voir écrire en solo (parce que le "Bendis speak", c'est plus possible).

Sauf qu'il a réussi à me surprendre, parce que c'est un excellent début, et que ça s'éloigne beaucoup de la première version tout en restant fidèle à l'esprit de base. Attention, on va devoir spoiler la fin de la série de Millar et McNiven, donc si vous ne l'avez pas lu, c'est disponible partout, et c'est indispensable.

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Logan est donc redevenu Wolverine, prêt à sortir les griffes et à tuer pour tenter de restaurer un semblant d'ordre dans un monde en désolation. On n'est plus sur le continent américain comme dans la première série, mais sur un pays indépendant, tout droit sorti d'un western, et juste à côté du Mur, qui protège les populations de Battleworld, ce qui aura une importance très rapidement. Il y a toujours cette atmosphère de désespoir et de désolation, avec Logan faisant partie des derniers héros encore en vie dans un monde qui vit ses derniers instants.

Il y a aussi cette violence crue, sublimée par le travail de Sorrentino, qui manque parfois aux travaux de Bendis. Il s'éloigne un peu de ses séries habituelles, et n'hésite pas à tuer, découper, et faire souffrir ses personnages. La caractérisation de son Logan reste un peu légère par moments, mais le casting qui l'entoure compense largement, et on pourra avoir plus d'informations sur ses motivations par la suite.

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Vraiment, je ne pensais pas aimer autant ce numéro, parce que je partais avec une grande appréhension, mais j'ai eu tort. Bendis a prouvé qu'il est encore capable d'écrire une série vraiment sombre et violente, ce qui nous manquait chez lui. Il ne se passe pas grand chose dans ce numéro, mais ça permet aussi bien aux nouveaux lecteurs qu'aux anciens de découvrir un monde fascinant, terriblement violent et viscéral. Son Wolverine a une classe démesurée, et représente le symbole du personnage qui ne recule devant rien. On retrouve en filigrane toute la mythologie établie par Millar, notamment dans une scène sublime avec Emma Frost, et aussi des clins d’œil un peu partout. La série risque vite de s'éloigner du cadre établie quand on voit la dernière page, mais Bendis a prouvé qu'il pouvait créer une atmosphère convaincante.

Andrea Sorrentino est quant à lui incroyable, aussi bien dans ses dessins que ses découpages (hohoho découpage Wolverine). C'est plein d'idées brillantes pour mettre en scène les combats, l'univers est incroyable et fascinant, et la violence s'esthétise au point où elle en devient belle. Et il est indispensable de saluer Marcelo Maiolo, qui fait des merveilles sur les couleurs du titre.

Old Man Logan 001-000Old Man Logan #1

Marvel Comics • Par Brian Michael Bendis, Andrea Sorrentino & Marcelo Maiolo • $4.99
Une excellente surprise, qui rappelle que Bendis est capable de grandes choses quand il a un bon concept derrière lui. Les artistes qui le soutiennent sont incroyables, et ils explorent ensemble un univers fascinant. Peut-être que Bendis est capable d'écrire un bon Logan, finalement.