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Snowfall #1

Snowfall #1 n'est pas très original, honnêtement, mais cette nouvelle série de chez Image ouvre quand même l'appétit puisque plusieurs intrigues à potentiel sont introduites.

J'ai envie de dire : pourquoi pas. Pourquoi pas une série post apocalyptique de plus dans un paysage éditorial un poil saturé sur le thème. Une de plus qui s’intéresse au dérèglement climatique, un sujet ma foi important, et à sa milice fasciste d'époque. Et puis regardez-moi cette couv : elle est belle n'est-ce pas ? Efficace, vivante, elle respire le mouvement, le froid, le titre est très joliment stylisé. Alors je le répète : pourquoi pas.

Résumons tout de même. Snowfall se passe dans notre futur, en 2045, le climat a complètement lâché dix ans plus tôt et la neige ne fait plus partie de la liste des évènements météorologiques communs. Aux petits enfants on raconte l'histoire d'un croque-mitaine qui fait tomber la neige, le Sorcier Blanc. Brrr. Il fait froid d'un seul coup non ? L'issue commence avec ce drôle de personnage dont on ne sait pas s'il est bon ou mauvais, d'un geste de sa main la neige tombe et les nombreux soldats lancés à sa poursuite n'y peuvent rien : il y a des victimes, une enquête, il est qualifié de terroriste. Autre scène, un étudiant se rebelle contre la soupe conformiste que son prof lui impose en cours magistral et se barre en courant. Son but : retrouver l'homme derrière le mythe du Sorcier Blanc. Le pauvre va s'en prendre plein les dents au passage et mettre les pieds là où il n'aurait vraiment pas du. On nous fait aussi le coup de la grande corporation toute puissante, de la brigade de flics d'élite et du savant fou qui pète un câble. Pas super original mais, une fois ces éléments additionnés, nous avons une histoire qui peu s'avérer carrément riche et complète.

Graphiquement c'est tout ou rien. Des scènes servies par de superbes décors, des personnages aux visages... discutables et des couleurs qui se contentent d’aplats avec un ou deux niveaux d'ombre, grand max. Pas foufou donc. Le scénario est clair malgré ses nombreux éléments et la narration est plutôt bien gérée, pas de mystères mystérieux qui ne soit pas vraiment nécessaire, un aspect qui a tendance à franchement m'agacer d'ordinaire.

Alors vous allez croire que je fais une fixation sur le post apo après ma critique de Golem et mon amour avoué pour V pour Vendetta mais non, ça n'est pas particulièrement ma passion. Il y en a beaucoup en ce moment, voilà tout.

Snowfall #1 - Page 1Snowfall #1

Image Comics • Par Joe Harris & Martin Morazzo • $3.99
C'est efficace, riche et ça a du potentiel. Snowfall propose plein de choses sans que ça ne soit bordélique, ce qui est un gros point fort. Même si graphiquement il reste moyen et qu'il ne brille pas par son incroyable originalité, le titre est agréable à lire et peut s'avérer intéressant sur la durée. On vous tient au courant pour la suite car, c'est certain, je suivrai la série en espérant que l'essai soit très vite transformé.