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Spawn #264

Todd McFarlane et Erik Larsen continuent leur collaboration sur la série Spawn. Ils emmènent Al Simmons sur des terrains pas encore explorés offrant aux lecteurs quelques chose de plutôt nouveau.

Un nouveau monstre fait son apparition dans la ville, Al Simmons le traque. Si le pitch ne sonne pas comme nouveau, la dynamique l'est complètement. McFarlane a enfin décidé d'apporter quelque chose de vraiment nouveau à son héros. Il n'a plus de costume et il a retrouvé son physique d'humain.

Du coup, Simmons a des relations sociales. Il peut enfin communiquer avec d'autres personnes, ici des anciens combattants avec qui il boxe. Il a un repère plus discret mais avec quelques contraintes qu'il n'avait pas avant. Et, enfin, il doit se battre contre les démons d'une toute autre manière.

McFarlane et Larsen utilisent à bon escient le passé de militaire de Simmons afin de justifier la scène furtive. Mais, très vite, cela devient une course-poursuite à la Scooby-Doo. Ce n'est pas du tout péjoratif, au contraire. Nous découvrons un héros qui perd tous ses avantages et qui est obligé de fuir. Forcément, en tant qu'ancien militaire, Simmons a de la ressource. En tout cas, cela est très différent que les combats auxquels la série nous avait habitué.

Sur cet épisode, McFarlane et Larsen donnent l'impression de rendre hommage à Rob Liefeld. Je ne sais pas si c'est le fait que le premier fait le layout et que le second dessine par-dessus mais nous avons le droit à des personnages anatomiquement proches de ceux du papa de Youngblood. Et, puis, il y a cette double-page sur laquelle Simmons donne un coup de pied en l'air. Cela aurait pu être dessiné par Liefeld - de l'époque où c'était regardable. En tout cas, l'encrage de McFarlane aussi fin soit-il écrase bien trop les dessins de Larsen. Et, c'est bien plus dommage.

spawn-264-coverSpawn #264

Image Comics • Par Todd McFarlane & Erik Larsen • $3.99
La série Spawn prend une nouvelle tournure. Il est difficile de voir dans quelle direction précise elle se dirige mais cela est plus une qualité qu'un défaut, surtout après avoir passé autant d'années sur un rail.