The Mighty Blog

Amazing Spider-Man #12

Le massacre des araignées continue, pendant que Dan Slott, tel un enfant colérique, casse ses jouets pour s'amuser. Tout semble perdu, et tandis qu'on attaque le dernier tiers, seul un miracle pourrait sauver nos héros...

On restera très léger sur le spoil, mais après l'enlèvement du précédent épisode, et la raclée que s'était prises les araignées, nos personnages étaient au plus bas. C'est donc l'épisode où il faut trouver une solution, parce qu'il y a des séries dérivées à vendre par la suite. Donc logiquement, ils amènent plus de Spideys, pour encore plus de n'importe quoi.

Je reprends ma comparaison avec un enfant, mais Dan Slott, le plus grand amoureux de Spider-Man de l'univers, se fait plaisir, et emmène son lecteur avec lui. L'épisode est central dans la saga, en faisant le bilan des morts, et en donnant d'éventuelles solutions pour la suite. D'un point de vue narratif, c'est logique. Dans les faits, c'est tellement bien exécuté que ça en devient génial. Après avoir ramené les versions "connues" du personnage, il pioche maintenant dans les versions oubliées, ou alors inconnues du personnage.

Du coup, le numéro devient complètement jouissif, et du très grand n'importe quoi. On passe du désespoir complet des situations, aux gros fous rires devant les personnages qui apparaissent. Slott est aller chercher loin pour les trouver, et joue parfaitement avec les codes du genre : le sauveur venu de nulle part est un grand moment de rigolade, les Spideys qui se préparent à l'assaut final sont très prometteurs, et on commence à voir vers quoi Slott veut aller depuis des mois. C'est encore une fois très bien écrit, bien exécuté, et parfaitement rythmé.

J'avis plus qu'adoré Olivier Coipel dans les trois premiers numéros, mais comme on pouvait s'y attendre, c'est Giuseppe Camuncoli qui reprend le flambeau. Ce n'est pas mon dessinateur préféré, loin de là (ses visages malsains m'ont toujours dérangé), mais il a pu profiter de la longue pause Coipel pour prendre le temps de bien dessiner. Du coup, c'est très réussi, entre des découpages qui arrivent à parfaitement à retranscrire la folie de l'action, ses personnages moins bizarres qu'à l'accoutumée, et un souci du détail qu'on ne lui connaissait pas forcément. En plus, la colorisation est assurée par la même personne (Justin Ponsor), ce qui permet d'avoir une continuité avec le début de l'arc.

The Amazing Spider-Man 012-000Amazing Spider-Man #12

Marvel Comics • Par Dan Slott & Giuseppe Camuncoli • $3.99
Cet arc est un vrai rêve de gosse. Slott s'éclate, et emmène son lecteur dans ses délires. L'ensemble est parfaitement exécuté, et si on regrettera Coipel, la relève est là. Aussi délirant qu'incroyable, Spider-Verse est pour l'instant un sans faute.