The Mighty Blog

The Man of Steel #1

Brian Michael Bendis est officiellement arrivé chez DC Comics. Pour ses débuts, il doit écrire l'un des super-héros les plus emblématiques : Superman. Après deux petits prologues - ou plutôt teasers, son run commence avec la mini-série The Man of Steel dont le premier épisode est dessiné par deux stars de DC, Ivan Reis et Jason Fabok.

Je pense que celles et ceux qui ont découvert Superman avec New 52 vont avoir du mal avec ce que Bendis fait du personnage. Il faut dire que DC a quelque peu maltraité le personnage avant de chercher une véritable voie pour finalement opter pour un retour aux sources avec Rebirth. Sauf que Peter J. Tomasi, principal architecte de l'Homme de Fer de ces dernières années, a axé son run autour de la famille et Superman était principalement vu au travers des yeux de son fils avec une posture quasi divine pendant que Dan Jurgens préférait les situations sans vouloir bouleverser le personnage.

Mais, la force de Superman est dans le fait qu'il est un être humain avant tout. Et quelques part, nous avions tendance à l'oublier.

Bendis organise ce premier numéro autour de cette idée nous ramenant sur papier un Superman que nous n'avions pas vu depuis fort longtemps[1]. Superman sauve ainsi les citoyens de Metropolis avec le sourire et lorsqu'il constate quelque chose de suspect, il se pose pour enquêter. Bendis nous montre ainsi comment le héros s'intéresse aux gens et comment il essaie de les aider avec ses super-pouvoirs mais, aussi, en tant que journaliste.

Pour illustrer tout ça, il y a cette scène que je trouve tout à fait géniale pendant laquelle Superman ferme les yeux pour écouter si personne n'a besoin de lui, il entend alors une femme chanter à son enfant et il apprécie ce simple moment. C'est beau mais c'est surtout ce qui caractérise Superman. Ce n'est pas un dieu regardant de haut les terriens comme on peut le voir représenter depuis quelques années, c'est bien un être humain parmi d'autres qui a décidé de tout faire pour aider son prochain.

Même si je reconnais certains gimmicks de l'auteur, je ne reconnais pas son approche. Bendis ne semble pas dicter Superman mais plutôt l'inverse. Ainsi, les flash-backs nous montrant Rogol Zaar, le grand méchant de l'histoire aperçu dans Action Comics #1000, ont ce quelque chose de Superman alors que Bendis applique l'un de ses gimmicks préférés - rassembler des personnages issus de divers horizons de l'univers partagé. Si le début est très classique dans son approche avec un Rogol Zaar peu subtile, la suite montre que le personnage est plus profond qu'il n'y paraît. Il n'est pas un énième Mongul ou Doomsday et si Bendis creuse d'avantage ce personnage, il se pourrait être une très bonne surprise.

Le travail de Ivan Reis est impeccable de bout en bout. C'est forcément dommage qu'il ne dessine pas toute la mini-série mais, en tout cas, pour ce premier numéro, le changement de dessinateur fait sens. Fabok fait du Fabok avec des changements de cadrage assez peu logiques, mais il semble s'inspirer plus de Gary Frank cette fois-ci... Ça reste très lisible mais la comparaison avec Reis fait mal.


[1] Il y a bien eu Geoff Johns qui a essayé de le faire mais son run a été trop court pour réinstaller ce concept.[^]

The Man of Steel #1

DC Comics • Scénario : Brian Micheal Bendis - Dessins : Ivan Reis & Jason Fabok - Encrage : Joe Prado - Couleurs : Alex Sinclair - Lettrage : Cory Petit • $3.99

Ce premier numéro de The Man of Steel m’a vraiment plu. Par contre, je n’arrive pas à comprendre pourquoi DC nous le vend comme une mini-série plutôt qu’un numéro de Superman ou de Action Comics. Quoiqu’il en soit, Bendis nous ramène un Superman plus sensible que jamais qui devrait plaire à celles et ceux qui ont aimé Superman avant New 52.

Paperblog : Les meilleures actualités issues des blogs