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The Man of Steel #6

Brian Michael Bendis clôt la mini-série The Man of Steel devant poser les bases de son run sur les titres Action Comics et Superman. On fait le bilan de ces 6 épisodes.

Très clairement, la mini-série The Man of Steel n'est prétexte qu'à vendre plus de comics avec un titre événement et une renumérotation de Superman. Elle aurait pu être contenue dans les deux séries de l'Homme de Fer, ça aurait fait autant de sens.

Je dénigre nullement la qualité de la mini-série mais plutôt sa nécessité. Nous avons ici trois intrigues qui servent de postulats de départ au run. Elles ont chacune leur intérêt mais n'ont pas le côté exceptionnel que sous-entend le format. Peu importe, finalement, puisque l'histoire est bonne et que DC n'a pas joué la surenchère avec des spin-off ou autre matraquage marketing. En revanche, c'est dommage que le titre sera aussitôt oublié lorsque les séries Action Comics et Superman auront redémarré, on en parlera alors comme le début du run de Bendis sur la licence.

Dans ce numéro, Bendis dévoile alors l'événement qui hante Superman depuis le premier épisode. Bien que nous savions déjà de quoi il s'agissait au précédent numéro, ici, il fait le point en expliquant le comportement inattendu de Jon. A contrario de mon ressenti au numéro 5, tout cela fait sens maintenant. Je trouve malin de la part de Bendis de partir sur ce terrain dans le sens où il s'agit d'une décision de Jon et de Lois et pas d'un kidnapping. De ce fait, Clark se sent abandonné, mis de côté et va remettre en question son foyer qu'il espérait inséparable.

Le conflit avec Rogol Zaar se termine dans ces pages d'une manière qui ne plaît pas à Superman. Encore une fois, le scénariste utilise à bon escient Supergirl et montre qu'elle n'est pas un pendant féminin de l'Homme de Fer. La relation entre les deux est franchement bien écrite, il y a ce côté DC classique qui me semblait disparu depuis New 52. Côté combat, j'aime aussi l'approche de Superman qui n'essaie pas vainement de combattre son adversaire mais utilise plutôt son intelligence. Sa détermination est sans faille mais le héros sait se remettre en question.

Il y a de l'émotion tout le long de l'épisode même lors des scènes d'action, Bendis met vraiment le focus sur la personnalité du héros plutôt que l'affrontement - on sait que Rogol Zaar reviendra d'une manière ou d'une autre - et c'est donc l'événement qui touche sa famille et qui devrait être au centre du titre Superman.

L'épisode est cette fois complètement dessiné par Jason Fabok... et, très sincèrement, ce n'est pas très bien. Le dessinateur néglige de plus en plus la narration des cases semblent figées, sans vie, il y a une surenchère d'effets qu'il demande au coloriste Alex Sinclair - qui ne fait déjà pas dans la subtilité. Il essaie de rivaliser avec Ivan Reis ou Jim Lee mais il a une manière de dessiner les visage qui rappelle la froideur de Ian Churchill. C'est normal qu'il signe le final dans le sens qu'il s'occupe depuis le début des flashbacks mais il s'agit du seul faux-pas de la mini-série d'un point de vue graphique. C'est dommage.

The Man of Steel #6

DC Comics • Scénario : Brian Michael Bendis - Dessins : Jason Fabok - Couleurs : Alex Sinclair - Lettrage : Cory Petit • $3.99

The Man of Steel finit sur une bonne note – même si on se demande l’intérêt d’avoir séparé cette histoire des séries régulières. Bendis est vraiment à l’aise avec le personnage de Superman ramenant une approche plus proche de celle Post-Crisis que ce que nous avions l’habitude de lire depuis New 52 (le fan que je suis en est très heureux). Du coup, je sais que je vais lire sans soucis ni crainte Action Comics et Superman. C’est une très bonne nouvelle !

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