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Uncanny Avengers #14

Le combat contre les jumeaux Apocalypse se poursuit dans les pages d'Uncanny Avengers 14, et Rick Remender écrit toujours un des meilleurs titres Marvel actuels. Après l'irréprochable Daniel Acuña, l'auteur est rejoint par la superstar Steve McNiven, pour mettre une nouvelle claque au lecteur.

Après la fin du dernier numéro, on savait que la confrontation entre les héros allait faire mal. Remender le promettait avec la couverture, l'affrontement entre Wanda Maximoff et Rogue fait mal, très mal. Loin des équipes d'Avengers ultra lisses et soudée, l'équipe menée par Havok ne fonctionne pas, et s'enfonce un peu plus à chaque numéro. C'est une caractéristique de l'écriture de Remender qui fait la réussite de ses numéros : les situations sont de plus en plus désespérées, et on craint pour la première fois pour la vie de certains personnages (hormis Wolverine, personne ne tue Wolverine). Ce numéro ne déroge pas à la règle, et quand on pensait que les héros avaient touché le fond, l'auteur balance une bombe nucléaire et pulvérise ses personnages sans aucune pitié. C'est jouissif, la série avance constamment, et le suspens est total. Le plan de Kang, toujours énigmatique, avance de plus en plus en allant piocher dans la mythologie Marvel. La corde sensible des fans est sollicitée, et on n'en peut plus d'attendre la suite...

Bien écrit et ultra violant, le titre est sublimé par les dessins de McNiven, toujours impeccable. Ses pages sont riches et détaillées, les personnages sont immédiatement reconnaissables, c'est un vrai régal. Si on sait qu'il assure un interim de luxe parce qu'Acuna reviendra (McNiven ne tiendrait pas le rythme mensuel de la série), le titre est hallucinant visuellement. Après la baffe du scénario, c'est un baffe visuelle.

Uncanny_Avengers_Vol_1_14Uncanny Avengers  #14

Marvel Comics • Par Rick Remender & Steve McNiven • $3.99
Remender joue avec ses personnages et ses lecteurs comme un enfant colérique qui détruit ses jouets. Si on sait que la plupart des personnages en ressortiront vivants (quoi que...), on marche comme jamais dans ce numéro beau et violent. La série prend un nouveau tournant, et hormis des numéros trop courts pour le nombre d'intrigues et de personnages en présence, c'est la quasi-perfection.