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Uncanny X-Men #14

Battle Of The Atom est terminé. Alors qu'on s'attendait à un épisode de Uncanny X-Men centré sur les conséquences du cross-over, Brian Michael Bendis surprend en mettant en avant un personnage qu'il avait délaissé jusque-là.

"Wahou, c'est malin" tels sont les mots auxquels j'ai pensé lorsque j'ai terminé cet épisode. Malin et pourtant très simple.

Bendis a décidé de focaliser sur Benjamin Deeds un nouvel élève de l'école de Cyclops. Pour le moment, il était quelque peu mis de côté et même son pouvoir de polymorphisme n'était pas clairement expliqué. Il pouvait prendre l'apparence d'autrui mais trop lentement et souvent la transformation est ratée. Bendis rattrape donc le tir avec cet épisode. Ce denier prend la forme d'un cours privé prodigué par Emma Frost... À sa manière. On le sait Frost est avant-tout un professeur et elle utilise des méthodes peu orthodoxe. La formule donne un épisode fun et jouissif qu'on aurait tant aimé lire à l'époque de Generation X - titre aussi dessiné par Chris Bachalo et où Frost était aussi enseignante.

Justement, la recette fonctionne aussi et surtout grâce à Chris Bachalo dont l'épisode semble être taillé pour lui. Pas de combats confus, que des scènes de dialogues, des échanges rapides et percutants, des scènes dans des grands halls, des ellipses narratives... Les deux auteurs semblent s'être amusés à nous offrir cet épisode.

Et du coup, ce personnage dont on se fichait complètement jusque-là (Deeds) devient le personnage central de l'épisode et le voir prendre confiance en lui est un plaisir total. L'écart entre la naïveté de Deeds et le cynisme provocateur de Frost est maîtrisé mais, surtout permet de dissimuler l'intention de Bendis qui, lorsqu'elle est dévoilée, est vraiment maligne.

uncanny-x-men-14-coverUncanny X-Men #14

Marvel Comics • Par Brian Michael Bendis & Chris Bachalo • $3.99
Voilà que Bendis joue la carte de la surprise. On ne serait pas attendu à lire ce genre d'épisode dans Uncanny X-Men pourtant il l'a fait et ça marche. Le ton est trouvé grâce à un Chris Bachalo ingénieux et à quelques astuces narratives. Du très bon. J'espère que Bendis continuera sur cette lancée dans les épisodes suivants.