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Uncanny X-Men #16

Brian Michael Bendis est parti sur le principe de nous offrir des épisodes one-shot avec pour seul objectif de travailler la personnalité des protagonistes de la série. Mais, ici, Bendis ouvre plutôt les voies vers une autre série.

La couverture ne ment pas : nous avons le droit ici à un épisode centré sur Magneto, membre un peu à part depuis de lancement de Uncanny X-Men par Bendis. Dans cet épisode, Bendis confronte le personnage à l'image de ce qu'il était par le passé. Ce n'est pas un épisode de rédemption, loin de là, Magneto aurait même tendance à assumer son passé de terroriste, plus que l'on pouvait le penser. Mais moins que pouvait l'espérer  que notre "Dazzler Agent of S.H.I.E.L.D.".

J'ai toujours trouvé que le personnage était sous-exploité depuis son intégration dans les X-Men par Matt Fraction. Il a d'abord été utilisé pour dire continuellement "Scott attention tu vas finir comme moi". Et, depuis la fin d'Avengers vs X-Men, il est montré comme le contestataire, celui qui s'oppose franchement à Cyclops. Du coup, que Marvel décide de lui consacrer une série solo me semble plutôt bienvenu. Le personnage a besoin de s'émanciper. Et, si cet épisode est le numéro #0 de la série solo, cela semble prometteur.

Bendis donne la finesse qu'il faut au personnage. Ce n'est ni un méchant ni un gentil. C'est un homme poussé par ses convictions et surtout loyal. Loyal envers ce qu'il est (et ce qu'il a toujours été) mais aussi envers son défunt ami. C'est aussi brillant que le crane chauve de l'auteur.

Encore uns fois, le duo formé par Bendis et le dessinateur Chris Bachalo est détonnant. Bendis aime diriger l'artiste qui le lui rend bien. Et puis, le découpage et la colorisation servent brillamment à la narration.

Uncanny-X-Men-16-CoverUncanny X-Men #16

Marvel Comics • Par Brian Michael Bendis & Chris Bachalo • $3.99
Uncanny X-Men #16 est bel et bien l'introduction au titre solo Magneto qui débute en mars. Une introduction que Bendis mène de main de maitre avec un rythme intéressant, une confrontation intéressante et bien vue, et un personnage torturé à souhait. Le tout est aidé par le style de Bachalo. D'ailleurs, je me permet de parler du duo Bendis/Bachalo qui me semble parfaitement fonctionner.