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Uncanny X-Men #17

Brian Michael Bendis continue sur sa lancée d'épisodes one-shot d'Uncanny X-Men. Cela fait le 4ème épisode d'affilée mais ce n'est pas inintéressant pour autant. Mais une question persiste : est-ce que le scénariste construit quelque chose de concret ?

Les jeunes de la Nouvelle École de Charles Xavier sont en entrainement. Mais rien ne se passe comme il faudrait. Tout cela est dû à leur inexpérience mais pas que... Et Cyclops n'apprécie guère.

Bendis redéfinit encore les figurants de Uncanny X-Men. Ça pourrait ressembler à du ménage si parmi les personnes intéressées il n'y avait pas ses propres créations. Du coup, on se pose la question si c'est parce qu'il a introduit trop de nouveaux personnages d'un coup et qu'il ne doit pas en diminuer le nombre. Ou est-ce qu'il a un plan en tête ? Et là, je pense à ce que le scénariste a essayé de faire avec Wonder Man lorsqu'il écrivait Avengers.

En tout cas, le constat est sans appel : les élèves de la Nouvelle École de Xavier ont moins de charisme que ceux de l'Académie Jean Grey. Peut-être aussi parce que ce genre d'épisode n'est qu'un one-shot là où Jason Aaron y consacrait un arc complet sur Wolverine and the X-Men. Et puis ça manque d'être bizarres ou loufoques. On a juste Goldballs mais qui plus le charisme d'être le personnage préféré des 4-7 ans. Ce qui ne veut pas dire qu'il n'a pas sa place mais c'est un peu léger pour donner une véritable identité à ce groupe d'élève.

Mais si on lit Uncanny X-Men c'est pour suivre l'équipe de Cyclops principalement. Et, avouons que sur ce point, même en l'espace de quelques pages, on ne peut pas être déçu. Cyclops est froid mais juste et terriblement bien écrit à mon sens. Mais il y a un goût de trop peu.

Uncanny-X-Men-017-CoverUncanny X-Men #17

Marvel • Par Brian Michael Bendis & Chris Bachalo • $3.99
Uncanny X-Men est étrangement bien. On ne sait pas où le titre va et on se demande même si Bendis le sait mais les personnages principaux sont bien écrits. Et on finit la lecture en se disant qu'on a lu une bonne histoire. Maintenant, les élèves n'apportent pas l'intérêt que ceux de l'école d'en face et si Bendis ne nous trouve pas un truc intéressant à nous raconter pas sûr que les bonnes histoires suffiront pour garder le lectorat.