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Venom #1

Venom est de retour, sous la plume de Donny Cates et le crayon de Ryan Stegman, et ça ne va
pas fort. Eddie Brock lutte avec et contre son symbiote, et une menace ancestrale risque bien de mettre l’équilibre à mal…

Les titres Venom n’ont pas franchement été grandioses depuis quelques années. La précédente version, qui avait même été présente dans un crossover avec The Amazing Spider-Man, n’avait pas réussi à convaincre la critique. Auréolé du succès de son incroyable run sur Thanos, Donny Cates est appelé en renfort, et réussit le pari du premier numéro.

Eddie Brock, l’ancien journaliste et ennemi de Peter Parker, a récupéré son symbiote. Ce dernier, qui est revenu de l’espace où il était parti avec Flash Thompson (on en reparlera), ne va plus très bien. Il commence en effet à rêver de monstres ancestraux, qui laisserait penser que le Symbiote est présent sur Terre depuis plus longtemps que prévu. En plus de ça, un visage inconnu du passé va ressurgir, et révéler des informations troublantes sur le monstre…

Pour un premier numéro, on peut déjà dir que ça avance vite et bien. Donny Cates ne s’occupe pas vraiment de la mythologie des symbiotes, et lance une histoire qui retcon énormément de choses liées au personnage. Plutôt que de s’embarrasser à mettre le personnage dans un immense univers partagé (ce qu’avait fait le titre précédent), l’auteur décide d’isoler le personnage, de le mettre dans une ville crasse, dans lequel les forces de l’ordre sont impuissantes, et où il va devoir en comprendre plus sur son symbiote.

L’atmosphère est poisseuse, les décors sont tous sales et visqueux, et on a plus un comics d’horreur qu’un comics de super-héros. On parle en vrac de drogues, de meurtres, des yeux sont crevés, et le nouveau personnage de militaire pourrait bien être passionnant pour l’univers de Venom. Cet ajout à l’univers du personnage permet à Cates de montrer son talent sur les dialogues, notamment internes entre Venom et Brock, qui sont parfois glaçants. Le monstre ne rigole pas, ce n’est plus un héros, et il veut faire mal. Il est sous contrôle, mais la menace de la dernière page risque bien de changer tout ça.

On pourrait regretter que les éléments de continuité de ces dernières années ne soient pas toujours là, notamment le travail de Bendis, mais il faut bien reconnaitre que ça n’était plus utile, et surtout, pas forcément heureux. L’auteur avait en effet fait du Venom un gentil alien tout lisse, et les auteurs suivants se sont efforcés de détricoter ça. S’il faudrait parler plus longuement en d’autres lieux du rapport de Bendis à la continuité, on ne regrette rien à la lecture du numéro. Pour la première fois depuis longtemps, Venom fait peur, il est violent, mais paradoxalement, il est moins surpuissant qu’avant. Si on a encore aucune idée de ce qu’il va réellement affronter, la fin laisse au moins présager que ça sera puissant, et novateur pour le personnage. C’est peut-être ce qu’il manquait au personnage pour prendre de l’ampleur…

Marvel l’a d’ailleurs bien compris, en mettant Ryan Stegman, un des meilleurs dessinateurs du moment sur le projet. Ici, il semble vraiment s’éclater, et dessine des monstres absolument incroyables. Ses humains sont toujours aussi réussis, et le côté cartoon de l’artiste s’atténue, au profit d’une ambiance crade qui fonctionne à merveille. La colorisation joue sur le chaud et le froid, et sublime le tout. Vraiment, c’est magnifique !

Venom #1

Marvel Comics • Scénario : Donny Cates - Dessins : Ryan Stegman - Encrage : JP Mayer - Couleurs : Frank Martin - Lettrage : Clayton Cowles • $4.99

Premier numéro plus que réussi pour Venom, et ça donne vraiment envie de lire la suite. Donny Cates confirme encore et toujours tout le bien que je pense de lui, et il peut maintenant faire ce qu’il veut, je serai là !

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