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Wonder Woman #2

Greg Rucka a décidé de profiter de la publication bimensuelle de Wonder Woman pour alterner deux arcs narratifs. Ainsi, dans cet épisode débute Year One, l'histoire dessinée par la talentueuse Nicola Scott.

Le scénariste a donc décidé de parler de la première année de Wonder Woman et, ainsi, traiter des origines de son héroïne. Pour la petite histoire, et que cela soit clair pour tout le monde, nous avons dans ce livre la même Wonder Woman qu'à l'époque de New 52. Rebirth n'a, en effet, que changé les équipes créatives - même si cela fait beaucoup.

Ce premier épisode de Year One nous montre donc Diana qui semble bien jeune et qui vit sur Themyscira, alias Paradise Island. Je comparerais volontiers cette représentation de l'île à Poudlard, tellement les codes qui régissent ces mondes sont uniques et, surtout, tellement les gens qui y vivent semblent heureux. Il y a aussi cette volonté des anciens de protéger les plus jeunes du monde qui les entoure. En tout cas, jamais le terme "paradis" n'a aussi bien qualifié Themyscira.

Ainsi, nous voyons les amazones très proches les unes des autres sans forcément s'arrêter aux rapports sexuels évoqués à demi-mot. De même, il y a un rapport à la nudité qui n'est clairement pas le même que dans notre société. Bref, en un seul épisode, Rucka installe un univers cohérent et crédible.

Et, c'est certainement la force de l'épisode dont on connait déjà l'histoire. En effet, ce numéro s'arrête lorsque Steve Trevor s'écrase sur l'île ce qui est le début de l'histoire classique des origines de Wonder Woman. Mais, Rucka installe des choses nouvelles plutôt du côté du jeune homme. Ce crash lui coûte une perte importante et ce traitement me semble plutôt inédit.

Je pense que l'arc sera intéressant sur du plus ou moins court terme. Surtout si Rucka décide de prendre le contrepied de son ami, Grant Morrison, qui a dépeint une vision de l'île dans Wonder Woman: Earth One - qui devait être un "Year One", justement.

Côté dessins, Nicola Scott nous offre de magnifiques planches. Le découpage et l'alternance entre les scènes de Wonder Woman et celles de Trevor sont maîtrisés. Là où je mettrais un petit bémol est sur l'utilisation de la couleur. Bien que le travail de Romulo Fajardo Jr soit plutôt sympathique, j'ai vraiment aimé le travail de la dessinatrice sur Black Magick. Le noir et blanc (et gris) lui allait à merveille révélant de la profondeur qu'elle perd ici. Ce n'est pas bien grave, cela ne gâche pas le plaisir visuel... Surtout pour ceux qui n'ont pas lu Black Magick, ce qui est d'ailleurs dommage.

wonder-woman-2-coverWonder Woman #2

DC Comics • "Year One Part 1" par Greg Rucka & Nicola Scott • $2.99
Cet arc de Wonder Woman commence de manière sympathique. J'ai trouvé ça moins prenant que celui qui a débuté il y a deux semaines Ce n'est qu'une question de point de vue, je suppose; En tout cas, cela reste très solide et annonce le meilleur pour l'amazone de DC Comics.