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Wonder Woman #37

Deuxième épisode de Wonder Woman du run déjà controversé du couple Meredith et David Finch. C'est d'ailleurs l'aura de ce dernier et sa manière de dessiner des femmes pulpeuses qui est critiqué. C'est dommage parce que la série est pour le moment plutôt sympathique malgré ses défauts.

Dans un certain sens, Meredith Finch pointe du doigt tout ce qui ne va pas dans les nouvelles origines de Wonder Woman, celles de Brian Azzarello. La scénariste tente même de revenir aux racines de l'héroïne. En fait, ce qui définissait Wonder Woman pendant de longues années c'était ce tiraillement entre ses origines et cette passion pour le monde des Hommes. Elle etait constamment jugée par les premières et incomprises par les seconds. Mais c'était de son propre chef. Un devoir - ou un fardeau - qu'elle s'imposait à elle-même et qui faisait qu'elle méritait l'appellation d'héroïne.

En la faisant devenir une Déesse - au-delà du fait qu'elle ait un père, ce n'est plus un choix mais une obligation. Et c'est comme ça que Diana sonne lorsqu'elle se défend devant le conseil des amazones dans cet épisode. Je ne sais pas si c'est volontaire. En tout cas, nous voyons que Meredith Finch tente de revenir vers une aventure plus "classique".

Mais le personnage a aussi une 4ème affiliation, celle des surhommes. Dans cet épisode je trouve ça mieux géré que lors du précédent, moins forcé en tout cas. C'est même le meilleur moment de l'épisode jusqu'à ce que Wonder Woman parle. Parce que le principal soucis de Meredith Finch, ce sont les dialogues de son héroïne. À chaque fois qu'elle ouvre la bouche - pour parler, c'est pour se plaindre. Elle serait un peu irritante. Autant devant les amazones, cela est compréhensible puisqu'elle est jugée à tord. Autant devant Clark, c'était un peu trop. Surtout que la seule chose de concrète qu'elle dit " je suis une amazone, je suis membre de la Justice League et je suis une Déesse ". Je pense que Meredith n'utilise pas assez les pensées de son héroïne, cela permettrait au lecteur de faire preuve plus d'empathie.

Le deuxième soucis de l'épisode est son rythme. C'est très chaotique. L'épisode se lit très bien mais les scènes se suivent brutalement.

Dernier soucis, selon moi, c'est la partie graphique. Il y a de belles choses mais la plupart du temps, c'est moche. Il y a des scènes d'action qui ont aucune cohérence visuelle avec des amazones qui semblent ne pas être sur le même front. De plus, et c'est plutôt gênant, il ne s'approprie pas son personnage. Diana change de visage régulièrement (soit la rajeunissant soit l'inverse) et a une gestuelle identique aux autres amazones.

Enfin, je me sens obligé d'évoquer la fin qui laisse une surprise de taille aux fans de DC. Même si le personnage qui nait littéralement a déjà été évoqué par le passé du New 52. Vu l'image de celui-ci je ne sais pas si revenir à quelque chose de plus proche de ses origines soit une bonne idée. Surtout qu'un autre personnage aurait pu faire l'affaire (il faut penser William Mesner-Loeb). On va dire que sur ce point, je ne suis pas objectif vu tout le bien que je pense du personnage qui fait son entrée dans les New 52 dans cette dernière page.

Wonder-Woman-037-CoverWonder Woman #37

DC Comics • Par Meredith & David Finch • $3.99
Wonder Woman a le mérite d'être une lecture sympathique. Cet épisode est bien moins agaçant que le précédent. Il y a toujours des défauts, ainsi je ne suis pas sûr que je continuerai longtemps à suivre la série mais c'est moins atroce comme on peut l'entendre dire ici ou là.