The Mighty Blog

Wonder Woman #38

Meredith et Dave Finch continuent leurs aventures de Wonder Woman dans le monde des New 52 mettant notre héroïne face à plusieurs problème à la fois. Attention, la critique qui suit révèle un élément important de l'arc en cours.

Maintenant qu'elle est la Déesse de la Guerre, au-delà de ses nouvelles responsabilités, elle doit faire face à une éventuelle transformation. Et puis, avec la Justice League, elle doit faire face à de mystérieuses attaques de villages. Tout va en délaissant de plus en plus les Amazones dont elle est la reine.

L'épisode est sympathique. C'est d'ailleurs avec cet adjectif qu'on pourrait qualifier le début du run de Meredith Finch. Sans plus. Faut dire que de nombreux défauts viennent gâcher le plaisir de lecture.

Je passerai le caractère un peu superficiel de Wonder Woman. Elle n'a pas la même "voix" que dans Superman/Wonder Woman ou dans Justice League. Mais ce qui me dérange le plus c'est la gestion du rythme. On passe d'une scène à une autre brutalement. Le coup du rêve, très cinématographique, fonctionne d'avantage dans une série ou dans un film. Ici, l'effet est raté. De même, la scène avec le sang dans le lit est - sans le vouloir, j'en suis certain - d'un mauvais goût. Avec la mise en scène, on a l'impression que Diana a ses menstruations (désolé).

Et puis, la mise en scène est étrange et maladroite. On a une double page sur un dragon - qui est un détail de l'histoire - alors que l'apparition de Diana en Déesse de la Guerre (mise en avant sur la couverture) est relégué à une petite case de fin de page. De même, la scène dans laquelle Donna Troy revêt son costume aurait mérité d'être mise sur deux pages pour laisser la surprise.

Justement parlons de Donna Troy, encore très discrète, qui est la preuve que Meredith Finch connait la mythologie de Wonder Woman - et qu'elle l'aime. Ainsi Donna hérite des origines de Wonder Woman avec un soupçon d'Artemis (la faction rebelle des amazones). Ce n'est pas ce qui définit la Donna Troy que j'aime mais pour une "Wonder Girl" c'est plutôt pertinent.

Aux dessins nous retrouvons ainsi David Finch avec ses défauts habituels. Il est difficile de reconnaître les personnages tellement ils peuvent changer de visage d'une scène à une autre. En tout cas, il se fait plaisir avec les scènes avec le dragon mais il participe également au côté nébuleux de la mise en scène avec un découpage assez mou.

Wonder-Woman-038-CoverWonder Woman #38

DC Comics • Par Meredith & David Finch • $3.99
L'histoire en elle-même est sympathique. A terme, cela pourrait être même intéressant. Mais, entre les mises en scène ratées, le rythme mal géré et la caractérisation de Wonder Woman (pensez Cordelia Chase dans Buffy), le titre souffre de défauts qui pourraient donner envie d'arrêter la série. Je vais attendre tout de même l'affrontement entre Wonder Woman et Donna Troy afin de décider si je continue ou non.