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X-Men Gold #1

Les titres RessurXion débutent enfin avec X-Men Gold, l'une des séries basées sur les mutants qui essaient de réapprendre à pouvoir vivre parmi les humains. Marc Guggenheim est aux commandes de la série avec un arc qui porte bien son nom, Back To Basics.

Les X-Men ont changé de leader, Kitty Pride est aux commandes. Si l'école continue d'exister, elle a décidé de faire des X-Men un groupe de super-héros au même niveau que les Avengers ou les Champions. L'équipe est formée d'elle, de Storm, de Logan, de Colossus, de Nightcrawler et de Prestige (Rachel Grey). Ils peuvent très bien faire face à des menaces cosmiques comme Terrax ou à la nouvelle Brotherhood of Evil Mutants menée par une ancienne X-Woman.

À quels détails près, on dirait que X-Men Gold se déroule après Uncanny X-Men #600. Dans un sens, la série est là où Brian Michael Bendis aurait voulu la laisser avec une équipe unie et pouvant repartir sur des bases saines. J'irais même plus loin en disant que la fonction de Kitty Pride au sein de l'école et du groupe est dans la continuité même de son run. Tout cela n'est pas une critique négative, au contraire, le rôle de Bendis était d'assainir la licence X-Men, ce qu'il a fait remarquablement bien et, en tant que fan des mutants, je suis content de voir qu'ils ne s'en vont pas dans un nouveau contexte compliqué du type Utopia ou nuage de Terrigen.

Bon, il faut admettre que rien ne surprendra le lecteur dans ce premier épisode. La nostalgie est assez plaisante après un an et demi de galères mais on retrouve les grandes lignes des X-Men avec le sempiternel speech devant la foule les huant ; on retrouve le match de soft-ball - ça fait le troisième en 3 épisodes ; on retrouve la visite impromptue à l'école apportant de mauvaises nouvelles ; on retrouve l'équipe de super-vilains qui ne surprendra personne, etc. Pourtant, Guggenheim n'oublie qui sont ces héros et d'où ils viennent. C'est d'autant plus vrai lorsqu'il donne la parole à Rachel pour expliquer son nouveau pseudo ou à Storm qui explique à Kurt pourquoi elle a quitté le rôle de leader. Le scénariste offre aussi un moment à chacun de ses héros et il commence l'épisode en les montrant comme une super bonne équipe, efficace et rodée, mais il travaille également leur caractérisation. C'est assez plaisant puisque les personnages sont complexes, ils ont leurs qualités et leurs défauts mais ils sont attachants.

Ardian Syaf fait le job, sa narration est assez claire même si les décors manquent cruellement de vie, qu'il y a quelques problèmes de perspectives et qu'il a un style qui n'est pas sans rappeler Ian Churchill, ce qui n'est pas un compliment. En revanche, je ne peux pas passer en silence ce que Bleeding Cool révèle [et plus d'infos sur Le Monde - NdR] à propos de l'artiste qui introduit des messages remplis de haine envers des gens qui ne partagent pas sa religion ou ses convictions. Certes, le contexte en Indonésie, pays dont il est originaire, est compliqué mais le message politique est assez clair. Faire ça dans une série comme les X-Men prônant la tolérance malgré la différence est encore plus stupide.

X-Men Gold #1

Marvel Comics • Par Marc Guggenheim & Ardian Syaf • $4.99
Je me répète mais nous ne retiendrons pas ce premier épisode de X-Men Gold pour son originalité. Certains éléments sont forcés mais la série a un potentiel sympathie que n'avait pas la précédente. En conclusion, si Guggenheim arrive à sortir des sentiers battus, la série gagnerait en intérêt.